Mode: doutes sur la fibre d’eucalyptus

De plus en plus de distributeurs étiquettent leurs vêtements à l’« Eucalyptus ». La collection Conscious d’H&M sortie en avril a même fait le buzz chez les stars. Mais la culture de cette fibre est-elle aussi écologique qu’on le prétend ?

 Collection H&M

 

 

 

 

 

Les « plus »

  • Ses propriétés sont intéressantes puisqu’il pousse seul et rapidement (pas besoin de manipulation génétique !)
  • Son rendement est dix fois plus important que celui du coton.
  • Le groupe autrichien Lenzing (qui détient les principales marques utilisant cette fibre (à savoir Tencel, Lyocell et Mod-) utilise des solvants non-toxiques en circuit fermé, ce qui empêche à 99,7% les pertes. Ces marques se fournissent également dans des sites où les plantations sont gérées durablement. Les vêtements du groupe sont 100% biodégradables.

Les « moins »

  • L’abattage sauvage des arbres est une véritable plaie pour le travail légal. Le 9 février dernier, des ouvriers congolais s’insurgeaient contre le braconnage de milliers d’eucalyptus dans le massif forestier. Les conséquences sont lourdes puisque la culture de la fibre d’eucalyptus est la principale activité de la région.
  • Le bain « non chimique » réalisé pour rendre la fibre malléable est, selon le site americain Oecotextile, composé d’hydroxyde de sodium (solution chimique transparente et corrosive) et de carbone disulfide, lequel peut endommager le système nerveux à force d’y être exposé.

Ils sont utilisés dans la production de fibres de coton biologique et approuvés par le Global Organic Textile Standard (Gots) car pas dangereux pour l’homme, seulement polluant pour l’environnement.

 

Notre conseil

Face à l’engouement que suscite cette nouvelle fibre, le seul conseil à retenir, si vous êtes désireux de faire un éco-geste, sera de rester vigilant sur le système de production de la fibre d’eucalyptus.

 

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Après un an passé en Irlande où elle obtient son bac à lauréat, elle revient en France où elle suit une année de lettres modernes à la faculté de Bordeaux. Depuis 2011 elle suit une formation de journaliste à Paris.