Agriculture :

La « ferme verticale », solution pour nourrir le monde ?

En 2050, 80% de la population habitera en ville, et 3 milliards d’individus devraient se joindre à nous d’ici là. Les surfaces cultivables ne sont pas extensibles, alors il faut trouver un moyen pour nourrir cette population mondiale toujours croissante. Pour cela, les exploitations agricoles urbaines pourraient être la solution.

VertiCropLa « ferme verticale » produirait en quantité des produits alimentaires au sein de structures occupant une emprise au sol réduite, et prendrait ainsi la forme d’une tour. Une ferme verticale de 30 étages pourrait ainsi suffire à nourrir 30 000 personnes, avec un rendement moyen 5 à 6 fois supérieur à l’agriculture traditionnelle. Tout ou presque pourrait être produit au sein de ces jardins du futur : fruits, légumes, algues, champignons, céréales, mais également porcs, volaille, bétail ou poissons. Les modes de cultures hors-sol (hydroponique ou aéroponique), déjà à l’oeuvre dans de nombreuses serres, permettraient d’optimiser l’espace et d’utiliser une quantité d’eau extrêmement réduite.

Les fermes verticales ne présentent a priori que des avantages : recyclage des eaux usées, réduction des émissions de gaz à effet de serre et ralentissement du réchauffement climatique, création d’eau potable grâce à l’évapotranspiration des végétaux, disparition de l’usage des insecticides et autres fertilisants chimiques. En permettant à l’homme d’arrêter d’exploiter les zones actuellement dévolues à l’agriculture, les fermes verticales favoriseraient la réinstallation d’écosystèmes complètement naturels à la campagne, afin d’en préserver la biodiversité.

Destination le Japon, victime de catastrophe de Fukushima, qui travaille à imaginer ce qui pourrait être l’agriculture du futur : des usines verticales où les salades s’élèvent aux diodes électroluminescentes : 

Ecoutez « Le poulailler, « Cheval de Troy » de l’agriculture urbaine »

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Apprentie journaliste à l'Université de Liège en Belgique, amoureuse des chats, experte en rien mais passionnée par tout. Soucieuse de l'environnement, elle a posé ses valises chez Néoplanète.