Quand l’e-cigarette part en fumée, quelles solutions reste-t-il ?

6839395120_996131a037Les e-cigarettes ne seraient pas si inoffensives qu’elles le prétendent. Selon le dernier rapport publié par le magazine « 60 millions de consommateurs », la cigarette électronique contiendrait des substances cancérogènes. Voici une liste d’alternatives pour arrêter de fumer le plus naturellement possible.

 

La cigarette électronique fait un tabac

Un million de fabricants, des centaines de milliers d’adeptes : la cigarette électronique connait un succès fulgurant. Sa côte de popularité a explosé en même temps que le prix des cigarettes classiques. Il n’existe désormais plus de marque de tabac proposant des paquets à moins de six euros l’unité en France. Un handicap qui fait la fortune de son équivalent électromécanique. Lors de leur première commercialisation en 2005 en Chine, les e-cigarettes ont alors quasiment la même apparence qu’une cigarette traditionnelle. Aujourd’hui, les fabricants développent des modèles futuristes et proposent une large palette de goûts.

Considérées comme moins nocives, les fabricants se permettent d’ajouter des arômes artificiels aux e-cigarettes. Ainsi, cette nouvelle génération de clopes offrirait une réelle alternative pour tous ceux qui tentent d’arrêter de fumer. De la publicité mensongère pour « 60 millions de consommateurs », selon qui la cigarette électronique contiendraient des substances cancérogènes. « Ce n’est pas une raison pour les interdire. C’est une raison pour mieux les contrôler », explique Thomas Laurenceau, rédacteur en chef du magazine de l’Institut national de la consommation (Le Monde).

8486127939_d9cb268d56-300x300Six points faibles qui embrasent la réputation des e-cigarettes

– L’étiquetage :

L’association a testé des dizaines de modèles jetables ou rechargeables et le constat est souvent le même : la dose de nicotine est plus forte que ce qu’il est mentionné sur l’emballage. Quand au propylène glycol (substance toxique à forte dose), les fabricants oublient souvent de l’indiquer dans les compositions.

– Manque de sécurité :
Les recharges liquides contiennent souvent de la nicotine. Les doses sont parfois si fortes qu’elles pourraient tuer un enfant s’il l’inhalait par inadvertance. Pourtant les e-liquides ne possèdent pas toutes un bouchon de sécurité.
Sur ce point l’association alerte les autorités de santé, « le code de la consommation pourrait encadrer la véracité de l’étiquetage et imposer un bouchon de sécurité« .

– Le formol :
Cette substance est classée «cancérogène certain» par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).
Dans trois cas sur dix les e-cigarettes contiennent autant de formaldéhyde (formol) que les cigarettes traditionnelles.

– L’acroléine :
Il s’agit d’un gaz hautement lacrymogène pouvant provoquer des œdèmes et des hémorragies. L’acroléine était utilisé comme arme durant la première guerre mondiale et est présent dans les e-cigarettes, sa teneur dépasse parfois celle des cigarettes traditionnelles.

– L’acétaldéhyde :
Vu comme un « cancérogène possible » par l’International Agency for Research on Cancer (IARC), l’acétaldéhyde est présent dans les cigarettes électroniques, même si sa teneur reste bien plus faible que dans son modèle original.

– Du métal :
Certaines marques révèlent des traces de métaux « potentiellement toxiques » comme de l’antimoine, du nickel et du chrome dont le taux est proche de celui contenu dans une vraie cigarette.

Une enquête fumeuse
Face à l’engouement des Français pour la cigarette électronique, la Ministre de la santé, Marisol Touraine, a lancé en mars dernier, une enquête sur ses effets. Malgré le rapport, les avis divergent et les études se contredisent. En Grèce, on prétend que la fumée « électronique » limite, pendant 10 minutes, la pénétration de l’air dans les poumons. Ailleurs, on affirme qu’il n’y a aucune incidence sur le cœur, ou qu’elle dégagerait «400 à 1000 fois moins de produits toxiques que la cigarettes conventionnelle», comme l’affirme le pneumologue et tabacologue Gérard Mathern. Pourtant l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a prévenu en 2011 qu’ « aucune cigarette électronique ne dispose d’une autorisation de mise sur le marché ». Une grande vigilance s’impose.

Qui croire ? Dans le bénéfice du doute, voici notre sélection naturelle pour arrêter de fumer. A lire page  2!

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Après un an passé en Irlande où elle obtient son bac à lauréat, elle revient en France où elle suit une année de lettres modernes à la faculté de Bordeaux. Depuis 2011 elle suit une formation de journaliste à Paris.