Rapport RSE : simple outil de communication ?

Les entreprises, au rapport !

Les quelque 2 500 entreprises de plus de 500 salariés, avec un chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d’euros, ont l’obligation de rédiger un rapport annuel de leurs actions sociales, sociétales et environnementales.

L’occasion de faire le bilan ou simple outil de communication ? Par Nicolas Gardères, avocat à la cour et vice-président de l’association Entreprendre vert. Extrait de Néoplanète 23.

La raison d’être une entreprise capitaliste traditionnelle est de générer un profit financier. Un profit aux effets plus ou moins positifs sur la collectivité et l’environnement.

Le développement durable et sa déclinaison entrepreneuriale qu’est la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) ont donc pour objectif de mettre les entreprises face à leurs responsabilités et de les inviter – ou de les contraindre – à réduire leurs impacts négatifs ou à les compenser par des actions utiles sur le plan social ou environnemental.

Y a de l’idée !

Aujourd’ hui (depuis la loi NRE de 2001, renforcée par la loi Grenelle II de 2010), elles sont obligées d’en rendre compte dans un rapport annuel, généralement consultable sur leur site Internet.

S’il est parfois critiquable – ne reflétant que partiellement la réalité de l’entreprise ou réduit à un simple outil de communication –, il n’en reste pas moins un puissant stimulus favorable aux conditions de travail des salariés, aux économies d’énergie ou à la réduction de la pollution. Certains regorgent même d’idées originales : financement d’une école au Niger, construction d’un hôpital en Birmanie, vente de yaourts de qualité à très bas prix au Bangladesh…

Telle entreprise incite ses employés à s’engager dans des associations humanitaires. Telle autre achète des quotas d’émission de gaz à effet de serre sans les utiliser ou promeut la diversité et l’égalité homme-femme. Telle autre encore finance les clubs sportifs locaux, plante des arbres ou investit dans l’énergie solaire. Presque toutes trient leurs déchets, achètent des ampoules basse consommation, s’équipent de sanitaires plus économes en eau.

Le développement durable et la RSE constituent un progrès, et si la foi aveugle dans les bonnes intentions des entreprises serait une erreur, leur dénigrement systématique en serait une plus grande encore.

© Photo & illustration : DR – Vercorstock

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