La pollution de l’air tue 2 millions de personnes par an

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), chaque année, dans le monde, on compte deux millions de décès imputables à la pollution de l’air. Ce triste bilan fait écho aux actions menées récemment contre la France, tant par la Commission européenne que par les ONG. Par Nicolas Gardères, avocat à la cour et vice-président de l’association Entreprendre vert.

La pollution atmosphérique est due principalement à la présence alarmante d’oxydes d’azote et de particules fines en suspension dans l’air émis par les activités industrielles, la circulation des voitures et des camions ou le chauffage domestique.

Conséquence directe de leur inhalation : deux millions de morts dans le monde (maladies respiratoires, maladies cardiovasculaires, cancers du poumon, mort prématurée des personnes fragiles…), dont 1,3 million en zones urbaines et plusieurs milliers dans nos grandes villes françaises. Comme toujours, les premières victimes sont les enfants, avec près d’un million de décès causés par la pneumonie chez les moins de 5 ans.

BONNET D’ÂNE POUR LA FRANCE

Le plus choquant ? Alors que des seuils légaux existent dans la plupart des pays incriminés, ceux-ci sont très mal respectés (l’OMS considère que leur simple application aurait permis d’éviter plus de 50 % des décès). Et l’Hexagone ne joue pas les bons élèves !

Constatant l’absence de mise en œuvre par l’État français d’une directive de 2008 relative à la qualité de l’air, la Commission européenne a porté l’affaire devant le Cour de justice de l’Union. Pendant ce temps l’association de protection de l’environnement Les Amis de la Terre – Paris, représentée par notre confrère Louis Cofflard, a déposé une plainte devant le tribunal administratif de Paris contre le gouvernement, afin que celui-ci cesse, par sa passivité, de mettre en danger la vie de ses citoyens.

Ce combat est long et difficile, parce qu’il impose des changements structurels (investissements coûteux, modification des comportements individuels) dans l’industrie, les transports ou le bâtiment, mais apparaît absolument prioritaire, tant l’idée d’un génocide par inaction est inacceptable.

Extrait de Néoplanète 24.

© PHOTOS : SYLVAIN MASSON/FLICKR – DR

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