Alcool :

La bière devient « vegan friendly »

La tendance de la bière végane n’a rien d’un caprice. Derrière les étiquettes du monarque des apéros se cachent des produits d’origine animale.

©Nacho
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La bière, un breuvage totalement innocent ? Pas tout à fait. Certains ingrédients du célèbre liquide sont d’origine animale. Difficile à croire lorsque l’on pense à la composition du premier pack venu : eau, malt, houblon, levure et le tour est joué. En vérité, le processus de filtrage entraine l’utilisation de produits tels que l’ichtyocolle (ou colle de poisson), obtenue à partir de la vessie natatoire de poisson, ou la gélatine, fabriquée à partir de peau et de cartilage d’animaux. Ces derniers servent à clarifier la bière sans altérer le goût ou la texture.

Mais que les amateurs d’une bonne chope ne s’affolent pas, beaucoup de marques ont rayé ces ingrédients de leurs produits : Hoegaarden, Leffe, Orval, Bécasse, La Maudite, Heineken, Chimay ou encore La Mort Subite sont parmi tant d’autres « vegan friendly ». A noter que l’utilisation de substances d’origine animale est plus fréquente chez les bières brunes. Ces traces ne sont pas forcément visibles sur les étiquettes, aucune loi ne l’impose, le mieux reste alors de faire des recherches en amont avant d’acheter son stock de cervoise.

Les amoureux de la Guinness peuvent également se réjouir, la marque qui appartient au groupe Heineken s’est engagée à ne plus utiliser de colle de poisson lors du brassage. Vieille de 256 ans, la recette de la bière irlandaise avait adopté ce processus dans sa dernière version. Effective à partir de 2016, cette décision fut prise face aux nombreuses réclamations et pétitions de la part de la communauté végane.

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Victoria Putz

Née dans la petite bourgade tranquille de Saint-Cloud, Victoria a vite aspiré aux voyages. Étudiante en journalisme et disciple de la presse écrite, elle roule sa bosse entre web magazines spirituels, culturels et généralistes. Après avoir passé deux mois à l’hebdomadaire TelQuel dans la très animée Casablanca au Maroc, elle entre à Néoplanète pour assouvir sa soif de culture environnementale.