Entrez en « resi-semence » !

Capture d'écran 2014-05-15 14.54.29Vous projetez de cultiver un potager ? Commencez par aller faire un tour chez Kokopelli ! Cette association produit des semences bio de variétés anciennes ou laissées de côté par l’agriculture industrielle. Une démarche salutaire quand on sait que plus de 80% des espèces cultivées ont été abandonnées au cours du siècle dernier.

France 5 diffusera ce soir un documentaire sur la « guerre des graines ». Cette bataille inégale oppose les multinationales semencières, avides d’accéder à la propriété pleine et entière du patrimoine semencier de l’humanité, à ce qu’il faut bien appeler, David contre Goliath, des résistants. L’un d’entre eux est l’association Kokopelli. Fondée en 1999, elle défend la préservation du droit de semer librement des semences potagères et céréalières, de variétés anciennes ou modernes, libres de droits et reproductibles. Le nom de Kokopelli fait référence à un joueur de flûte issu de la mythologie amérindienne, que représente le logo à l’organisation. Elle a pour vice-président le célèbre agriculteur et essayiste Pierre RABHI.

Neutered_kokopelli_facing_leftDisposant de son propre réseau de producteurs, Kokopelli assure le maintien de plus de 2200 variétés (dont plus de 650 de tomates, 200 de piments et 150 de courges). La spécificité de cette collection est qu’une grande partie des variétés sont soit peu cultivées soit en voie de disparition. Toutes sont répertoriées au sein du grand livre « Semences de Kokopelli » constituant un guide indispensable pour les cultiver et les reproduire. A travers sa campagne « Semences sans frontières », Kokopelli distribue chaque année gratuitement des centaines de colis à des communautés rurales, associations ou ONG qui lui en font la demande. En plus de cela, l’association organise des stages et séminaires autour de l’agro-écologie.

 

Cette courte vidéo résume la démarche de Kokopelli :

 

Retrouvez plus d’informations ainsi que des articles de fond sur : www.kokopelli-semences.fr

 

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A l'issue de sa prépa bio au Lycée Chaptal, à Paris, Arnaud intègre l’Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse (ENSAT). Avant de rejoindre Néoplanète, il a fait ses premières armes de journaliste à Ça m’intéresse et Science&Vie Junior.