Journée sans viande : 10 chiffres à retenir

Demain, c’est la 31ème édition de la journée internationale sans viande. Une absurdité pour la plupart des Français qui restent accro à son steak comme malheureusement la majeure partie de la planèteCombien d’animaux sont-ils tués pour leur chair chaque année ? Combien de litres d’eau sont nécessaires pour produire 1 kilo de bœuf ? Voici 10 chiffres qui rappellent que manger de la viande est loin d’être un acte anodin. Pour ceux qui auraient du mal à s’en passer, le régime crétois pourrait être une alternative…

 Kalbssteak_mit_Beilagen de.wikipedia.org

> 60 milliards d’animaux sont abattus chaque année pour leur viande dans le monde.

> 1 milliard de personnes vivent de l’élevage ou d’activités directement liées à l’élevage dans le monde.

> 286,2 millions de tonnes de viande ont été consommées en 2010 dans le monde.

> Plus de 15 000 litres d’eau sont nécessaires pour produite 1 kilo de viande de bœuf.

PhotoViande> 500 g : limite de consommation hebdomadaire de viande rouge recommandée par le Fonds mondial de recherche sur le cancer.

> 120 kg/an/habitant. Soit plus de 2 kg/semaine. C’est la consommation moyenne annuelle de viande aux Etats-Unis, les plus gros mangeurs de viande au monde.

> 40 % de la population est végétarienne en Inde, pays des vaches sacrées.

PhotoChampSoja> 11 calories végétales sont nécessaires pour produire 1 calorie de viande de bœuf.

> 3,4 fois par semaine. C’est la fréquence moyenne des repas avec viande des Français.

> 1/3 des terres cultivables sont consacrées à l’alimentation animale.

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Le régime crétois pour aider à diminuer la consommation ?  

S’il fait désormais partie d’un courant qui monte, le végétarisme reste très peu répandu au pays de la gastronomie. Selon un sondage TerraEco-OpinionWay, nous serions 3% en France à être végétarien, contre 5% aux Etats-Unis, 6% en Angleterre ou encore 9% en Suisse et en Allemagne. Selon l’American Dietetic Association : « Des régimes végétariens correctement pensés sont bons pour la santé, fournissent les nutriments nécessaires et peuvent contribuer à la prévention et au traitement de certaines maladies. » Mal étudiés, ils peuvent néanmoins causer des carences, notamment en fer et en vitamine B12. Ainsi, quoi que des sportifs de haut niveau (le bodybuilder Patrik Baboumian, la championne de tennis Venus Williams, le médaillé d’or olympique Alexey Voevoda, etc.) en aient adopté, ils demeurent déconseillés aux enfants et aux femmes enceintes.

A ces considérations, il faut ajouter que produire du lait, des œufs, de la laine ou encore du cuir nécessite de l’élevage, et donc de la viande. Les végétariens  substituent le lait de vache à la viande comme principale source de protéines. Les régimes végétariens sont donc eux aussi tributaires de l’élevage intensif et leur éventuelle diffusion ne saurait résoudre à elle seule les problèmes éthiques et environnementaux posés. Parmi ceux qui ne mangent pas de viande pour des raisons de cet ordre, seuls les vegans, qui ne consomment aucun produit d’origine animale, même non-alimentaire (laine, cuir, etc.), sont vraiment conséquents dans leur démarche. Sauf à envisager une contrainte majeure, comme une très forte hausse des prix de ces produits, il est cependant peu probable que ce comportement radical ne se répande massivement au sein de la société. Dès lors, plutôt qu’opposer un hybris à un autre, comme auraient dit les Grecs de l’Antiquité, ne faut-il pas, dans un souci d’efficience, prôner en priorité des solutions de compromis ?

régime crétois wikimédia commonsA ce titre, le régime alimentaire crétois reposant sur une abondance d’huile d’olive, de fruits, de légumes et de céréales complètes associée à du poisson (tout en évitant bien sûr celui issu de la pêche profonde) et à une consommation très modérée de viandes de boucherie, mériterait d’être mis en avant tant en vertu de sa simplicité d’application que de ses bénéfices pour la santé (diminution des risques de maladies cardio-vasculaires). Un tel régime apparaît compatible avec l’audacieux scénario de transition écologique « Afterres2050 » de l’association Solagro, lequel envisage une réduction de près de moitié de notre consommation de viande pour 2050. D’ici là, des alternatives encore aujourd’hui peu matures tels que les substituts, les insectes d’élevage ou la viande de synthèse seront peut-être devenues des aliments de grande consommation.

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A l'issue de sa prépa bio au Lycée Chaptal, à Paris, Arnaud intègre l’Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse (ENSAT). Avant de rejoindre Néoplanète, il a fait ses premières armes de journaliste à Ça m’intéresse et Science&Vie Junior.