La journée mondiale de l’environnement : perspectives et bilan

©pixabayDepuis 1972, la date du 5 juin est consacrée à la Journée mondiale de l’environnement organisée par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et à laquelle participent tous les pays membres de l’ONU. Zoom sur les objectifs 2013.  

30 ans déjà que le PNUE réunit des centaines de ministres de l’environnement, des hauts fonctionnaires de l’ONU et des représentants de la société civile pour discuter des problèmes actuels les plus pressants de l’environnement.

Le thème de  cette année est celui d’une campagne internationale, intitulée : « Pensez-Mangez-Préservez. Dites non au gaspillage alimentaire ! ».

L’objectif n°1 est d’encourager tous les habitants de la Terre à réduire au maximum leur empreinte écologiqueL’objectif à moyen terme est de  trouver des solutions pour lutter contre le gaspillage de la nourriture afin d’aller vers une utilisation des ressources efficace, durable et peu carbonée.

Pour cette nouvelle édition, c’est la Mongolie qui est désignée hôte de la JME. Depuis quelques années, ce petit pays, dont l’économie est une des plus dynamiques au monde, semble s’être lancé dans une transition vers une économie plus verte à  travers notamment l’exploitation minière et la sensibilisation aux questions environnementales auprès des jeunes.

La campagne mobilise l’expertise des organisations telles que le WRAP (Waste and Resources Action Programme), Feeding the 5000 et d’autres partenaires, notamment les gouvernements nationaux, qui ont une vraie expérience des pratiques de gaspillage.

Exemple de pratiques que l’on peut directement mettre en œuvre à notre échelle :

–       Choisir des aliments  qui ont le moins d’impacts sur l’environnement, tels que les produits bio qui ne nécessitent pas  de produits chimiques pour leur processus de production.

–       Acheter localement c’est-à-dire acheter des aliments qui ne sont pas transportés à travers le monde, ce qui limite considérablement les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Bilan

Plusieurs mesure et engagements ont été pris, à savoir :

Appui et mise à disposition de nouveaux moyens par les Etats pour les petits exploitants agricoles. Ils sont la clé pour sortir plus d’un milliard de personnes de la pauvreté et nourrir de manière durable une population mondiale qui ne cesse d’augmenter.

Elaboration d’un  «Protocole sur la perte et le gaspillage alimentaires», sorte de norme mondiale qui instaure des mesures et un suivi sur le gaspillage et la perte alimentaire. Si ce qui est mesuré est géré, un tel protocole pourrait, à long terme, appuyer les gouvernements et les entreprises à entreprendre des efforts considérables pour réduire ce fléau.

NB: Beaucoup de pays ont déjà commencé à se préoccuper du gaspillage et réitèrent à nouveau leur engagement à travers ce protocole. Exemple : les Etats-Unis ont décidé de réduire la taille des portions et donc la quantité de nourriture jetés chaque jour dans leurs cafétérias. Certaines universités ont donc mis fin à l’utilisation des plateaux et introduit « le paiement  par poids ».

Le Sri-Lanka a récemment introduit des caisses en plastique pour  remplacer les sacs  précédemment utilisés pour transporter  les aliments. Cela permet  une réduction de 30 pour cent à 5 pour cent des pertes de légumes.

Amélioration des infrastructures et de la technologie, capables de  réduire la quantité d’aliments qui périssent après la récolte et avant d’atteindre les marchés.

Maximisation des possibilités d’échanges des PED avec leurs voisins.

Augmentation de l’aide des pays développés au commerce équitable et rationalisation des dates limites de vente et autres systèmes d’étiquetage.

Révision des critères de rejet des produits par les entreprises.

 

 

 

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Mathilde Samama, étudiante en dernière année à Sciences PO, en Master Développement Durable.