Une journée pour lutter contre le scandale du gaspillage alimentaire

credit wikipediaCe 16 octobre, ce sera la deuxième « journée nationale contre le gaspillage alimentaire ». Une journée qui devrait durer toute l’année tellement il est évident que nous devrions être attentifs à ce que nous jetons, par négligence.

Tous les ans, en France, plus de 7 millions de tonnes de déchets de nourriture sont jetés tout au long de la chaîne alimentaire, rappelle le ministère chargé de l’Alimentation sous le slogan « Manger, c’est bien ; jeter ça craint ! ». Objectif : mobiliser tous les acteurs concernés pour réduire ce gaspillage de pays riche et le diviser par deux d’ici dix ans. Et pourquoi ne pas se fixer l’objectif de zéro gaspillage ?

On devrait y penser tous les jours : acheter de la nourriture pour la jeter ensuite, parfois même avec la barquette (en plastique bien sûr), est un geste qu’on ne peut pas tolérer, que le pays soit en crise ou non. Les consommateurs sont concernés mais pas seulement : c’est toute la chaîne alimentaire qui doit s’impliquer et analyser les différentes étapes permettant d’éviter toute déperdition. Sans oublier le compostage dès que c’est possible : il réduit nos déchets et leur donnent une deuxième vie.

wikipediaComme le constate la jeune association le « Chaînon manquant », chaque Parisien jette tous les ans près de 14 kilos de produits alimentaires encore emballés par an soit près de 2 fois plus que la moyenne française. L’association a signé des partenariats avec la grande distribution pour récupérer les invendus et les redistribuer aux plus démunis en partenariat avec d’autres associations,  faisant d’une pierre trois coups : elle aide les personnes défavorisées, crée de l’emploi et limite nos déchets.

Des centaines d’associations et d’entreprises participent à cette journée dans tout le pays, chacun à son niveau, sensibilisant les consommateurs grâce à des initiatives pédagogiques ou de sensibilisation. Certaines associations cherchent à favoriser les dons d’excédents par les agriculteurs, des grandes surfaces font des dons à la Banque alimentaire, ou proposent ce qu’ils ne vendent pas d’habitude : des légumes ou des fruits « moches » mais aussi bons que les autres.

En 2013, un Pacte national contre le gaspillage alimentaire avait été institué par les pouvoirs publics. Mais un tel pacte ne peut fonctionner que si tout le monde s’y met et que le geste anti-gaspi devienne un réflexe.

 

Toutes les infos sur www.alimentation.gouv.fr

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Yves Leers

Journaliste spécialisé dans les questions d’environnement (AFP), conseil en développement durable (L’Atelier du climat), ex responsable de la communication et de l’information de l’ADEME.