Journée européenne de la mer : quels poissons acheter?

Aquakultur-Vestmanna.jpg wikipediaChaque année, plusieurs millions de poissons sont élevés dans des conditions souvent douteuses. Que devons-nous donc consommer ?

ENV 20 05

Version écrite de la chronique, collaboration Nathalie Cayzac

En France, ce sont principalement des truites, des daurades, des turbots et des bars mais une grande partie des saumons provient également d’élevages d’autres pays. Tous ces poissons sont élevés intensivement et la PMAF (protection mondiale des animaux de ferme) dénonce l’impact négatif de ces élevages sur le bien-être des poissons et accessoirement des consommateurs !

Car l’élevage des poissons peut être aussi intensif que les élevages que l’on trouve sur la terre ferme

En Écosse et en Norvège, notamment, jusqu’à 50 000 saumons sont confinés dans chaque cage en mer. Très entassés, les saumons parcourent des cercles incessants autour de la cage, se blessent souvent, peuvent souffrir de stress et devenir ainsi plus exposés aux maladies. Les statistiques officielles indiquent que les taux de mortalité lors de l’élevage en mer atteignent 10% à 30%, un taux énorme. Le site Consoglobe nous informe même qu’en Chine, le tilapia, un poisson blanc, de plus en plus utilisé dans les plats préparés en particulier, est nourri entre autres à base d’excréments… de porc ! Une info confirmée par le très sérieux magazine américain Business Week.

Que devons-nous consommer, élevage ou sauvage ?

Sauvage bien sûr mais sans excès, 1 ou 2 fois par semaine c’est amplement suffisant et on peut même réduire les portions: le poisson sauvage est cher car il est plus rare grâce aux programmes mis en place pour le protéger. Il faut être conscient que le poisson sauvage est d’ores et déjà un produit de luxe et il doit être traité comme tel dans nos assiettes !

La chronique « Quelle Époque Éthique » de Yolaine de la Bigne sur ce sujet a été diffusée mardi 20 mai 2014 sur Europe 1. Retrouvez chaque jour sur Néoplanète ses chroniques « Bonne Nouvelle » et « Quelle Époque Éthique », enrichies de photos, de vidéos et de liens Internet.

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone

Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.