JO : moins de viande pour les athlètes chinois

En Chine, les sportifs de haut niveau, qui ont besoin de protéines, passent pourtant au régime végétarien. En cause, la peur des autorités sportives des contrôles antidopage aux J.O. de Londres. La viande chinoise étant souvent contaminée du fait de pratiques illicites des éleveurs.

Une consommation contrôlée

Liu Xiang, l’espoir de toute une nation, pourra-t-il remporter un nouveau titre aux Jeux Olympiques de Londres? La question se pose s’il doit continuer son régime imposé par le ‘Bureau Général du Sport’ (BGS).  Cette entité, chargée de la coordination des centres d’entraînement des champions chinois, a décidé d’interdire la viande depuis mi-janvier 2012.

Les sportifs des centres nationaux et provinciaux se sont vus interdire la consommation de viande en dehors de leurs camps d’entraînement. A l’intérieur, la consommation y est autorisée. Mais les procédures de contrôle de qualité de la viande ont été renforcées et la plupart des centres sont en rupture de stocks prolongée, faute de trouver des fournisseurs respectant les tests.

Bœuf et cochon bodybuildés

Pourquoi les autorités sportives se méfient-elles tant de la viande chinoise? A cause des pratiques mafieuses de beaucoup d’éleveurs. Début 2011, un reportage sur les « cochons bodybuildés au clenbuterol » a fait la Une de la presse pendant plusieurs mois. Pour vendre une viande moins grasse et plus appréciée des consommateurs, les éleveurs n’hésitent pas à doper leurs cochons. Il en irait de même pour le bœuf. Or le clenbuterol contenu dans la viande et ingéré par l’homme est repérable au contrôle anti-dopage.

Le BGS semble vouloir éviter que les champions chinois connaissent l’aventure de Dimitrij Ovtcharov. Le champion allemand de tennis de table avait été contrôlé positif à cette substance après l’Open de Chine. Il a toujours allégué son innocence. Il aurait consommé du clenbuterol en mangeant de la viande chinoise avant et après la compétition. Pas impossible selon les spécialistes.

Pour le public chinois, la nouvelle est rude. Pas seulement parce que la préparation olympique semble se passer dans des conditions loin d’être idéales. Mais surtout parce que le phénomène des porcs bodybuildés paraît plus grave qu’envisagé. Si les centres d’entraînements sportifs ont du mal à s’approvisionner en viande « propre », c’est dire l’étendue du problème. L’ingestion de clenbuterol, même indirecte, est très dangereuse pour la santé.

 

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