J’ai testé l’éco-trail 2012

Lundi 19 mars. Un message de la directrice de publication de Néoplanète, Yolaine de la Bigne, arrive dans nos boîtes mail : « Qui aime courir ? » demande t-elle. Je lis alors avec attention le courriel : l’éco-trail de Paris Ile-de-France propose de nous accréditer pour couvrir l’événement.

En bonne sportive, je prends les choses plus à cœur. Et si je courrais moi-même ? Problème : l’éco-trail propose des parcours de 30, 50 ou 80 km. Je suis en bonne forme physique, mais là sincèrement c’est trop, surtout que je n’ai pas enfilé de chaussures de running depuis plus de 3 ans.

Je me rends toutefois compte qu’un parcours de 18 km non chronométré, le TwinSanté ® Hauts-de-Seine, est également proposé. Mais pour prendre le départ il faut être deux. J’envoie des mails à mes collègues, je les relance à l’oral. Rien n’y fait. Personne ne veut relever le défi avec moi. Heureusement, il est possible de s’inscrire sans partenaire, les organisateurs se chargeant de vous en trouver un. Il vous suffit d’indiquer lors de l’inscription votre niveau de pratique et le temps que vous pensez réaliser pour parcourir la distance. Je n’en ai personnellement aucune espèce d’idée vu que je ne courre jamais. J’évite cependant de me surestimer. Ca ne serait pas très malin de faire équipe avec un(e) lièvre car le binôme n’est pas censé se quitter pendant la course.

Samedi 24 mars

7 heures. Après un bon petit-déjeuner, je prends le métro pour me rendre quai Branly, au pied de la Tour Eiffel. En partenariat avec les Vedettes de Paris, les organisateurs de l’éco-trail proposent de rejoindre le départ de la course grâce aux navettes fluviales.

9 heures. Après 50 minutes d’une agréable croisière sur la Seine, je pars récupérer mon dossard au Parc Nautique de l’Ile de Monsieur à Sèvres. C’est aussi là que le point de rencontre est fixé pour retrouver ma co-équipière, que je ne tarde pas à rencontrer. Alors que je fais la queue, les organisateurs en profitent pour me faire signer une charte éco-citoyenne. Pour résumer grossièrement, je dois courir sans jeter de déchets, en respectant la nature, etc.

9 heures 45. La dernière vague de coureurs du 18 km prend le départ dans le Domaine national de Saint-Cloud, situé en face de l’Ile de Monsieur. Au total nous sommes 800 binômes à galoper sur le parcours. Ma co-équipière, visiblement plus entraînée que moi à la course à pieds, est très chic. Elle cale son rythme sur le mien, entre 8 et 10 km/heure.

10 heures. Après un quart d’heure de course, je suis curieuse de savoir combien de kilomètres nous avons parcourus. « 2 » répond la montre hyper sophistiquée de mon binôme. Pour me donner du courage, je me dis qu’il nous reste seulement 8 fois la même chose à courir, et que ça devrait le faire ! C’est sans compter sur la première côte qui se profile droit devant nous. Je n’en suis pas encore au point de cracher mes poumons, mais pour le coup je m’autorise à marcher. D’autres le font déjà, pourquoi pas moi ?! En jargon sportif, on appelle ça de la récupération active. A petites doses, j’utiliserai la marche plusieurs fois durant le parcours pour éviter l’épuisement et avoir la joie de terminer la course.

11 heures. Après 9 km d’un joli parcours en boucle dans le Domaine national de Saint-Cloud, le point de ravitaillement arrive avec bonheur. Au menu : eau bien sûr, mais aussi quartiers d’orange et morceaux de gâteau. De quoi tenir le reste de la course sans entrave ! Au cas où, un poste de secours est également prévu. Bien que ma coéquipière et moi-même soyons fraîches comme des gardons, nous effectuons quelques étirements pour prévenir d’éventuelles crampes. Puis d’un commun accord de nous séparer jusqu’à la ligne d’arrivée, où elle viendra me rechercher. Je courre vraiment moins vite qu’elle et je comprends qu’elle puisse avoir envie de lâcher ses foulées.

11 heures 30. Le calvaire commence. J’ai traversé sans problème la commune de Meudon. Mais l’entrée dans Issy-les-Moulineaux, Km 12, se fait dans la douleur. Je sens quelques ampoules pointer dans mes chaussures. Et le paysage souillé de déchets m’énerve au plus haut point. Il y a des trucs partout, de la canette de bière en passant par le paquet de gâteau ou les journaux abandonnés au sol. Pour me redonner le moral, je décide de blablater avec les autres coureurs du 18 km. Certains courent l’éco-trail pour la 2ème ou 3ème fois, mais tous sont des joggers réguliers. Enfin, je devrais dire toutes, car je rencontre beaucoup de femmes lors de cette course.

11 heures 45. Les minutes passent lentement. Je vois la Tour Eiffel pointer le bout de son nez, mais le parcours lui n’en finit pas. Les trois derniers kilomètres le long des quais, depuis l’entrée dans le 15ème arrondissement de Paris, sont très longs. Des personnes chargées de surveiller la course nous encouragent, quelques passants aussi. Ca fait du bien au moral !

Midi. A l’approche de la Tour Eiffel, les photographes de l’éco-trail sont là pour nous flasher en plein effort. Les fourbes ! Ils se placent pile poil en haut d’une côte. Moi qui espérais la monter en marchant, c’est raté… Il me faut faire bonne figure !

12 heures 10. Un peu avant la ligne d’arrivée, comme promis, ma co-équipière vient m’accompagner pour les dernières centaines de mètres. Après 2 heures 30 de course, je suis soulagée d’en avoir terminé, mais aussi contente d’avoir réussi mon pari. Je file déjeuner et me faire masser par le staff médical de l’éco-trail, des étudiantes en kinésithérapie et podologie. Au final, je n’ai qu’une petite courbature dans la cuisse droite et une ampoule de rien du tout à chaque pied.

 

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