« J’ai monté ma boite grâce à des inconnus »

Le financement participatif, vous connaissez ? Il s’agit pour des internautes volontaires de financer des « porteurs de projet » sur des sites spécialisés. Le phénomène existe en France depuis plusieurs années -notamment dans la culture-, et s’étend à d’autres secteurs. En témoigne Thierry Roche, l’un des récents bénéficiaires, qui a ouvert une brasserie à l’ancienne à Paris.

« J’y crois et, visiblement, je ne suis pas le seul ! », lance le jeune propriétaire au journal Le Parisien. 176 personnes lui ont donné de l’argent « les yeux fermés, en moins de 2 mois » via le site www.ulule.com pour qu’il puisse monter sa brasserie à la Goutte-d’Or, à Paris. Au total : Thierry Roche a récolté 8 500 €. « Ça pèse pour le prêt du reste du financement », assure-t-il. Car bien souvent, le « crowdfunding » concerne des projets difficiles à vendre auprès des banques.

Pourtant, ça rapporte ! Musique, audiovisuel, BD, jeux vidéos ou design, d’après l’association Finpart – P2PVenture, qui regroupe les acteurs du secteur, les 25 plates-formes existantes en France auraient financé 15 000 projets et récolté plus de 6 millions d’euros depuis 2010. Ces sociétés et associations prennent entre 1 % et 5 % sur les montants collectés, autant dire des sommes modestes pour leur permettre de perdurer. L’investisseur individuel, lui, donne, prête ou place la somme qu’il souhaite, et peut recevoir des avantages en nature.

Et pour les bénéficiaires, comme Thierry Roche qui remercie les « contributeurs inconnus qui ont cru en [son] projet », le bonheur de réaliser son rêve, « quitter [son] ancien métier dans la communication pour [se] consacrer à [sa] passion. »

 

Vous souhaitez vous lancer ? Rendez-vous sur les sites www.mymajorcompany.com, www.ulule.com, www.spear.fr, fr.xetic.org

 

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