Mobilité :

L’innovation comme sur des roulettes !

Vous les avez peut-être déjà croisés au détour d’une rue, en ville ou à la campagne. Ils soulèvent souvent l’incompréhension et l’étonnement mais ces nouveaux engins vont très certainement supplanter nos vélos et trottinettes, un jour ou l’autre ! Monoroue, gyroroue et autres wheels , ces nouveaux moyens de locomotions électriques arrivent à grande vitesse ! La révolution est marche… Ou plutôt en route !

Les Rocketskates de Acton
Les Rocketskates de Acton

La plupart des gens plissent les yeux à la vue de ces nouveaux véhicules. Il faut dire qu’ils ont quelque chose d’inhabituel, voir futuriste. En effet, les pionniers qui les utilisent depuis quelques mois ont l’air de sortir tout droit du futur ! La mobilité prend un nouveau visage !

Dignes héritiers du Segway, ces engins sont des patins à moteurs électriques avec lesquels on ne patine plus pour avancer. Pour certains monocycles, il n’y a même plus besoin de pédaler. Quel plaisir quand l’écologie nous facilite la vie et réduit nos efforts ! Pour démarrer rien de plus simple: appuyez sur le bouton « on » et montez dessus. Ensuite, il suffit « simplement » de s’incliner vers l’avant pour accélérer et de se redresser pour ralentir, car ces engins sont gyroscopiques, c’est à dire que leurs roues tournent sur elles-mêmes. Dans leur carcasse, des capteurs calculent le degré d’inclinaison de l’usager et la vitesse à laquelle pousser le moteur électrique tout en conservant l’équilibre. Se pencher en avant n’entraînera donc pas forcément une chute puisque l’engin compensera en accélérant. On est rassuré ! Reste ensuite à bien choisir son modèle.

Chacun sa paire

Les Solowheel
La Solowheel / DR

Aujourd’hui plusieurs marques se distinguent : Rocketskates, Ninebot, Solowheel et Fonctions Designs avec son modèle SBU V3. Côté vitesse, les patins « Rocketsskates » filent à 19 km/h, les roues des marques Ninebot et Solowheel atteignent les 20 km/h tandis que le monocycle SBU V3 grimpe jusqu’à 25 km/h. Leurs différentes batteries leurs permettent à tous d’avaler entre 16 et 25 kilomètres, selon les modèles et le prix que vous y mettez. Sachez également que la plupart d’entre eux supportent des utilisateurs pesant jusqu’à 120 kg.

Ces véhicules du futur se connectent aussi aux smartphones, sans utiliser de fil bien évidement, pour vous donner tout un tas d’informations comme l’historique du déplacement, l’état de la batterie ou votre record de vitesse. L’application vous permet également de vous connecter avec d’autres Hermès en herbe. Car il faut se serrer les coudes (les mollets) entre utilisateurs, non seulement car la prise en main (en pied) ne se fait du jour au lendemain mais également parce que ces engins sont mal-aimés du code de la route.

Vilain petit canard

Les Ninebot One
La Ninebot One / DR

Encore peu répandus, les patins, gyroroues et monocycles électriques ne sont pas considérés comme des « véhicules terrestres motorisés », ils sont soumis aux même règles que les piétons. Vous serrez donc autorisés à circuler uniquement sur les trottoirs et les zones piétonnes, et par conséquent ne pas dépasser les 6 km/h. Sur la route et les pistes cyclables, les utilisateurs s’exposent à des amendes, même si les distributeurs comme Eco-Riders espèrent voir la législation changer d’ici quelques années.

 

Le SBU V3
Le SBU V3 / DR

Abordons maintenant le sujet qui nous intéresse le plus… Le prix ! Autant vous le dire tout de suite, ce n’est pas donné ! Pour les « RocketSkates » préparez au moins 1000 euros selon le modèle désiré. Le monocycle « SBU V3 » sera à vous pour la somme de 1790 euros, c’est à dire plus cher que la plupart des vélos électriques vendus par Decathlon. Chez les monoroues, il vous faudra comptez 1000 euros pour la « One » du chinois Ninebot, et le double pour la Solowheel américaine. Alors, ça roule ?

 

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Paul Brinio

Né dans le sac à dos de ses parents, cet aspirant journaliste tombe rapidement amoureux de la radio. Après avoir traîné sa barbe et ses cheveux à RFI Bruxelles et dans des rédactions locales, il termine sa formation de journaliste, rejoint l'équipe de Néoplanète en 2015 et continu ses études de géopolitique dans un souci de conquête mondiale.