Il faut sauver le soldat crapaud

©pixabay.com

Les beaux jours reviennent (mais si). Les amphibiens mettent fin à leur hibernation annuelle et se dirigent vers les zones humides nécessaires à leur reproduction. Chaque année le problème est le même : ils envahissent les routes, au péril de leur vie et des celle des automobilistes.

[audio:http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2013/03/La-migration-nuptiale-des-amphibiens-124132679.mp3|titles=La-migration-nuptiale-des-amphibiens]

C’est ce que l’on appelle la migration nuptiale. Et à ce sujet, l’ASPAS, l’Association pour la protection des animaux sauvages, appelle à la prudence et à lever le pied, notamment sur la route. Car les amphibiens à cette période se font écraser par millions et agonisent parfois dans d’atroces souffrances. L’ASPAS explique que 4 à 12 véhicules par heure éliminent 15% de ces animaux qui traversent la route. D’autant que le « crapaudplanning », pour reprendre les termes de l’association, peut être très dangereux.

Pourtant, les crapauds, les grenouilles ou les tritons sont très utiles pour éliminer les moustiques et les limaces. En Europe, toutes les espèces d’amphibiens sont inscrites dans la Convention de Berne comme espèce à protéger.

Des passages pour crapauds©commons.wikimedia.org

Certaines routes sont en effet équipées de crapauduc ou batrachoduc, un passage qui permet aux amphibiens de franchir un obstacle (route, autoroute, mur, voie ferrée). Généralement ce sont des fossés qui obligent la traversée par des tunnels aménagés. Sinon, nous pouvons tous agir. Par exemple, l’ASPAS donne à ceux qui en font la demande des panneaux réfléchissants en PVC jaune avec inscrit dessus « Traversée nocturne Attention ! » ou « Traversée nocturne Ralentissez ». L’idée est de les faire connaître auprès des gestionnaires des voiries pour sensibiliser par la suite les automobilistes. Si vous roulez et que vous voyez  un amphibien en train de traverser, vous pouvez le laisser passer ou mieux, le ramasser pour le faire traverser et être sûr qu’il ne se fera pas écraser de l’autre côté de la route. Leur venin n’est pas du tout toxique pour l’homme.

Les stars de l’Ile-de-France

 Natureparif, l’Agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France, convie les franciliens à participer à une nouvelle enquête sur la mortalité routière des amphibiens pendant leur migration nuptiale. L’objectif est de recenser les lieux et fréquences des traversées de route  par les amphibiens pour trouver des solutions Il vous suffit de vous connecter au site http://amphibiens.natureparif.fr/ pour saisir vos données, où vous trouverez également des outils d’identification pour affiner vos observations.

Cette chronique « Environnement » a été diffusée le vendredi 29  mars 2013 sur Europe 1. Retrouvez chaque jour sur Néoplanète les chroniques « Bonne Nouvelle » et « Environnement » de Yolaine de la Bigne, enrichies de photos, de vidéos et de liens internet.

 

 

 

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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.