« I have a dream » a 50 ans

Martin Luther King - Flickr Mike Licht Library of CongressIl y a 50 ans, un pasteur noir-américain rassemblait 250 000 personnes à Washington. Martin Luther King prononçait son légendaire « I have a dream ». Retour sur son combat et sur ceux à venir.

Le 28 août 1963, Martin Luther King bouscule le monde d’un discours, d’un rêve. Celui de voir les hommes unis et égaux. Ce jour-là, les télévisions du monde entier diffusent son allocution. Des centaines de milliers de personnes, venus de tout le pays, se rassemblent sur les pelouses de Washington pour fêter les cents ans de l’abolition de l’esclavage, proclamée par Lincoln en 1863. Mais la foule, emportée par la révérant Luther King est là pour aller plus loin : réclamer l’égalité des droits pour tous les citoyens.

En effet, la ségrégation raciale est toujours de mise et le droit de vote n’a pas encore été accordé aux Noirs. « Il y avait une immense colère. Il fallait mobiliser la conscience du pays. Les Afro-Américains ne pouvaient plus tolérer qu’on leur dise d’être patients, que les choses s’amélioreraient petit à petit. Il fallait que ça change », se souvient Clarence Jones, qui a lutté aux côtés de Martin Luther King, interviewé par le journal suisse Le Temps.

Ce jour-là, une légende naît

C’est la première fois que les activistes organisent une manifestation d’une telle ampleur. Les troupes anti-émeute sont sur place, les militaires en alerte. Le discours de Luther King, qui n’est alors qu’un leader parmi tant d’autres, est prévu en fin de journée. A la tribune, devant un parterre constitué à environ 80% de Noirs, Martin Luther King se lance dans une improvisation qui fera de lui une personnalité incontournable.

« Je rêve que, un jour, sur les rouges collines de Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité. Je rêve que, un jour, l’État du Mississippi lui-même, tout brûlant des feux de l’injustice, tout brûlant des feux de l’oppression, se transformera en oasis de liberté et de justice. »

Si le combat paye, d’autres batailles sont à venir

L’année suivante, le National Civil Rights Act abolit définitivement la ségrégation et Luther King se voit offrir le prix Nobel de la paix et la une du célèbre Times Magazine.

Cinquante ans après, Barack Obama, le président des États-Unis est noir, mais la question raciale est toujours taboue et le délit de faciès perdure. Les clivages entre les Hommes restent multiples : couleur de peau, religion, idéaux, etc. Martin Luther King nous rêvait tous frères, mais la réalité est aujourd’hui amère. Si les guerres, les batailles politiques ou encore la course aux profits nous séparent, l’Homme doit aujourd’hui dépasser ses peurs et s’ouvrir à l’autre. Finalement, nous sommes tous condamnés à vivre sur la même planète, alors autant le faire dans le partage et surtout, en prenant soin d’elle et de nous !

Martin Luther King I have a dream (sous-titres… par Texwolf

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Après des études de journalisme à Paris et Dublin, Julie s'est lancée comme correspondante pour des sites d'informations québécois, couvrant l'actualité française. En 2013, elle revient sur les bancs de Néoplanète, qu'elle avait déjà arpentés quelques années plus tôt. En parallèle, elle cultive son blog, consacré au voyage.