Humanitaire : Victoria Abril s’associe avec le site MOTZ

MODZ.fr est un site de vente multimarque de mode (vêtements issus des invendus des boutiques) qui vend plus de 500 marques à des prix pouvant atteindre 70% de réduction. Victoria Abril a décidée de s’associer avec eux afin de soutenir l’association Orphan Aid Africa dont elle est la marraine.

Orphan Aid Africa aide les enfants et les orphelins vulnérables du Ghana en Afrique de l’Ouest. L’ONG aide les habitants à l’apprentissage à la culture de la terre, et surtout apporte de l’aide directement auprès des familles défavorisées. Certains enfants sont placés dans des orphelinats après le décès d’un parent, alors qu’ils ont des proches qui veulent s’occuper d’eux mais qui manquent de moyens pour le faire. Les orphelinats représentent souvent l’accès à la nutrition, à des vêtements et à l’éducation. L’ONG utilise les fonds récoltés, comme ceux qui le seront à travers l’opération menée avec Victoria Abril et le site Modz, pour aider les familles et encourager la prise en charge par la famille ou par la famille d’accueil et non la prise en charge en orphelinats des enfants vulnérables.

Le principe d’aide est simple, pour chaque achat que vous effectuez sur le site, 1 € est reversée à Orphan Aid Africa et ceci quelque soit le montant de votre achat. Vous faîtes en même temps une bonne affaire et une bonne action !

Le site d’Orphan Aid Africa : oafrica.org
Le site de MOTZ : modz.fr

Si vous avez eu la chance de lire le Néoplanète n°2, vous vous souvenez peut-être que Victoria Abril nous a accordée une interview, ci ce n’est pas le cas, la voici.

L’héroïne de « Talons aiguilles » et de « Gazon maudit » est une citoyenne écologiste engagée, grande voyageuse, curieuse et, avant tout, soucieuse du monde qu’elle laissera à ses enfants.

Par Sam Bobino – Victoria Abril se découvre d’un fil

Vous êtes née à Madrid, vivez en France et voyagez beaucoup. D’ailleurs, votre devise c’est : « Une brosse à dents et on y va ». Mais votre coeur est aussi en Islande, où vous avez tourné le film « 101 Reykjavik ». Pourquoi cet engouement ?

L’Islande a dix siècles d’avance sur les autres pays et Reykjavik est l’une des plus importantes capitales européennes en terme de dynamisme. C’est le pays d’Europe où l’espérance de vie est la plus élevée, où il n’existe aucune pollution. Il y a un respect énorme pour la vie, qu’elle soit animale ou végétale. Reykjavik est vraiment la capitale du XXIe siècle. Les islandais ont un niveau de vie incroyable, tout en ayant gardé 95 % de leur pays intact. Ils utilisent juste leurs ressources naturelles pour tout produire eux-mêmes et de la manière la plus propre qui soit. Il n’y a qu’en Islande qu’on devrait employer le terme d’ « énergie propre ». Par exemple, l’électricité et le chauffage sont gratuits pour tout le monde sur l’île. On n’y meurt jamais de froid, même si ce petit pays se situe tout près du pôle Nord. Plus d’un gouvernement devrait s’en inspirer.

À la fin du tournage de ce film, vos enfants, Martin, 17 ans et Félix, 15 ans, vous ont rejoint. Vous souhaitiez leur montrer ce pays si « différent » ?

Oui, je voulais qu’ils voient que l’utopie existe. J’ai été tellement séduite par la beauté de cette nature si sauvage, que je ne voulais plus en partir. Je parle beaucoup d’écologie et du respect de la nature avec Martin et Félix. Ils trient bien sûr leurs ordures ménagères à la maison, éteignent la lumière des pièces dans lesquelles ils ne sont pas, coupent l’eau du robinet lorsqu’ils se brossent les dents. Ils savent qu’il ne faut pas gaspiller, que rien n’est permanent, qu’ils ont la chance d’habiter ici alors que dans d’autres parties du globe, l’eau est une denrée rare. Ils ont très bien saisi l’intérêt que cela représente pour l’avenir. Ce rapport à la nature semble essentiel dans votre vie… Mais bien sûr ! Je viens de la campagne ! La nature je la connais bien, car j’y suis née. J’ai grandi face à la mer, en Espagne, entourée de poules, de lapins, de chèvres… Aujourd’hui encore, j’ai certaines habitudes, comme le fait de cultiver moi-même le potager dans le jardin de ma maison à Malaga. Comme ça, je sais d’où proviennent mes pommes de terre, mes oignons et mes tomates. Et mes enfants me suivent régulièrement à la campagne depuis qu’ils sont nés. Ils ne pensent pas, comme malheureusement certains petits citadins, que les poissons naissent carrés et panés.

De quelle façon participez-vous à la protection de l’environnement ?

Comme beaucoup de mères de famille, je suis une militante du quotidien. Dans mes choix en tant que consommatrice, par exemple. Pour ce qui est de l’information, je fais confiance à Greenpeace, une association dont je suis adhérente depuis des années, parce qu’elle est totalement indépendante. Elle alerte sur les dangers de certains produits distribués dans le commerce, comme le pyjama avec lequel dort votre enfant, qui contient en fait des produits nocifs utilisés pour sa fabrication. Greenpeace alerte l’opinion publique et nous informe  de choses très sérieuses, qu’on ne devrait pas prendre à la légère. Même si, en Europe, on est plutôt bien protégé, grâce au contrôle des marques et aux normes à respecter (le fameux sigle CCE, qui garantit au consommateur le respect des normes européennes en vigueur, n.d.l.r.). Jusqu’à présent, Greenpeace ne m’a jamais déçue.

Comment vous est venue cette envie d’adhérer à Greenpeace ?

A la naissance de mon fils Martin, des amis, membres de l’association, m’ont donné la liste des colorants et des conservateurs cancérigènes, anodins mais suspects. C’était une liste que leur avait fournie Greenpeace. C’est ainsi que j’ai découvert que cette association mondialement reconnue pouvait m’accompagner dans mon quotidien. Quand je fais mes courses au supermarché, je suis très attentive à mes achats. Je choisis surtout ce qui est bio, même si, là aussi, il faut faire attention parce qu’aujourd’hui, tout et n’importe quoi se dit bio, pour faire vendre. Je regarde vraiment les étiquettes. Je n’achète que les fruits de saison : pas de pêches en hiver par exemple. Et je sais que je suis aussi gagnante au niveau du goût.

Seriez-vous prête à suivre les militants anti-O.G.M. qui arrachent des plants de maïs transgénique ?

Ce sont les grosses multinationales de l’agro-alimentaire qui m’inquiètent, pas ces militants parce que le transgénique, c’est vraiment quelque chose d’horrible. L’obésité explose en France, en Espagne, un peu partout en Europe, comme aux Etats-Unis. Et que mange t-on ? Ce que les multinationales nous imposent. Quand on pense à notre avenir, à la sauvegarde de notre culture alimentaire, je comprends le désespoir de ces gens qui vont arracher ces plants de cultures mutantes. Et puis, ce qu’on oublie de dire, c’est que c’est un point de non-retour. Une fois qu’on aura accepté le transgénique on ne pourra plus faire marche arrière. La terre sera marquée pour toujours. Bien sûr, il existe d’autres moyens que la violence pour faire passer le message, mais c’est malheureusement la seule façon d’attirer l’attention des médias et de sensibiliser l’opinion.

Êtes-vous optimiste quant à l’avenir du monde dans lequel vivront vos enfants ?

La planète est très vaste. Tout le monde ne vit pas encore au XXIe siècle, certaines régions vivent encore comme au début du siècle dernier. Ce sont souvent des pays pauvres, mais on peut encore y trouver des ressources naturelles. Des pays où de petits paysans cultivent leur terre comme autrefois, où les pêcheurs de petits villages travaillent de manière artisanale. Le monde est encore extrêmement riche et diversifié. Donc il va falloir que mes enfants bougent, voyagent, pour trouver leur monde parfait, idéal, fait d’ici et d’ailleurs. J’ai toujours été optimiste, c’est dans ma nature ; pourquoi changerais-je ?

Par Sam Bobino

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