Hugh Jackman : « La fibre humanitaire, je l’ai toujours eue ! »

Hugh Jackman © PHOTOS : DR - VISUALHugh Jackman est de retour ce mercredi sur nos écrans avec Prisoners. L’occasion de vous faire repartager notre rencontre avec l’acteur. Loin des sirènes matérialistes d’Hollywood, il nous parlait dans Néoplanète n°33 de ses valeurs d’amour, de respect et d’engagement.

On raconte que vous vous seriez découvert la fibre humanitaire en plantant des caféiers…

La fibre humanitaire, je l’ai toujours eue ! J’essayais de réunir des fonds pour World Vision, en Ethiopie, quand j’ai rencontré Dukale, un jeune Éthiopien de 27 ans, producteur de café. Cet homme avait tout misé dans sa plantation et il faisait vivre une communauté entière. En l’aidant à planter des arbres et à porter des sacs de café, j’ai eu comme une révélation, une vision. Son café était tellement bon que je me suis dit : « Il faut que je lui file un coup de pouce pour se développer. » J’ai donc créé Laughing Man Worldwide, une entreprise spécialisée dans la vente de thé et de café. Le concept est simple. Nous ne nous fournissons qu’auprès de fermes ou de plantations d’Éthiopie, du Pérou, de Papouasie–Nouvelle-Guinée, du Guatemala… Aujourd’hui, nous travaillons dans le monde entier et nous redistribuons une grosse partie de notre chiffre d’affaires aux familles d’agriculteurs. L’argent sert aussi à éduquer les enfants de ces populations et à leur promettre un avenir serein. Notre devise se résume ainsi : « Faire que les gens soient heureux, bien portants et qu’ils ne connaissent plus la misère ! » C’est Paul Newman qui m’a inspiré. Ce sont des millions de dollars qui ont été reversés grâce à ce génial philanthrope. Rien que pour fabriquer ses fameuses sauces, Paul avait embauché cinq cents personnes à plein temps ! C’était aussi un visionnaire, un homme soucieux de notre santé puisqu’il a commercialisé les premières sauces sans conservateurs !

Comment résistez-vous à la pression ?

NEO33_COUV_HDJe pratique la méditation transcendantale depuis l’âge de 20 ans ! Je m’assois vingt minutes, je ferme les yeux et je débranche tout. C’est pratique, économique et très efficace. Cela ne nécessite surtout aucune infrastructure, ni déplacement dans une salle de sport. Aucune empreinte carbone, quoi ! Je suis toujours amusé par ceux qui affirment être des sportifs proches de la nature mais qui se rendent à leur club de gym dans leur puissant 4 x4, alors que, parfois, il leur suffirait de faire cinq kilomètres de vélo. Je ne les juge pas. Je constate. Pour ma part, je vais parfois à l’école de ma fille en trottinette. Et je n’ai aucun souci pour me garer ! (Rire.) Dans Jackman, il y a « man ». À quoi reconnaît-on un homme, un vrai, un « real one », selon vous ? Un homme, un vrai, c’est celui qui a compris que faire des enfants, c’est bien, mais qu’en adopter, c’est bien mieux ! (L’acteur a adopté un garçon, Oscar, en 2000, et une fille, Ava, en 2004, ndlr). Enfin, c’est quelqu’un qui sait admettre ses erreurs et les réparer, et en ce qui concerne la planète, nous avons beaucoup de pain sur la planche. Si vous deviez définir le mot « sexy »… À mes yeux, être sexy, c’est avoir confiance en soi, peu importe que l’on soit un homme ou une femme. Certes, la manière dont on s’habille compte, mais je reste convaincu que le charme, la classe, ce n’est pas une question d’apparence mais d’attitude. Si vous êtes vulgaire, vous le restez, même avec des vêtements de luxe que vous aurez achetés des millions de dollars.

Qu’avez-vous appris de la mer en pratiquant le surf ?

Que la mer est dans un piteux état ! Avant, quand je surfais, je tombais sur des animaux, des poissons, des morceaux de bois mort ou des algues flottantes. Aujourd’hui, se sont des sacs plastique ou des particules bizarres en suspension. On a parfois l’impression de nager au milieu d’un dépotoir. L’océan Pacifique, synonyme de paradis, est très pollué. Je ne vous cache pas non plus mon désarroi lorsque je vois des enfants déterrer des nappes de mazout ou bien des immondices en réalisant des châteaux de sable.

Lisez l’interview complète ici.

 

 

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Frank ROUSSEAU, grand reporter et pur produit de la mondialisation ! Elevé en partie en Afrique, au Canada, en Nouvelle Calédonie. Eduqué en France puis dans les Universités américaines, il se passionne ensuite pour l’histoire de l’art et celles de civilisations avant d’intégrer le Figaro Quotidien. Journaliste freelance, il partage désormais son temps entre l’oligopole de Los Angeles et un petit village des Yvelines…