Haro sur le poisson !

 ©pixabayL’Agence de Sécurité Alimentaire (ANSES) a rendu public un avis vendredi 5 juillet. Elle y dénonce les risques de contamination des poissons en dioxine, en mercure et en PCB (un isolant industriel) et préconise de ne pas dépasser deux portions de poisson par semaine.

Un an déjà que l’agence travaille sur le sujet : elle ne conteste pas l’aspect bénéfique des Oméga 3 présents dans les poissons gras (saumon, sardine, maquereau, hareng ou truite fumée) mais émet quelques réserves. Une trop grande consommation pourrait s’avérer néfaste pour la santé.

Il semblerait que certaines espèces d’eau douce peuvent constituer un vrai risque pour les femmes comme pour les enfants. D’après l’ANSES, les substances chimiques contenues dans ces poissons sont particulièrement toxiques « pendant la période périnatale ». L’agence préconise deux portions par mois au maximum concernant les anguilles, les barbeaux, les brèmes, les carpes et les silures.

L’aggravation de la pollution des eaux de mer et de rivières est à l’origine de cette recommandation de l’Anses. La déforestation relâche un grand volume de mercure auparavant retenu dans les sols. La quantité de ce produit présente dans les 100 premiers mètres de profondeurs des océans a doublé en 100 ans.

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Mathilde Samama, étudiante en dernière année à Sciences PO, en Master Développement Durable.