Grèce : le bonheur est dans le pré ?

Crise oblige, en Grèce, la ville et son chômage sont devenus trop déprimants. De plus en plus de citadins partent à la campagne pour se ressourcer et reprendre goût à la vie.

Grèce : le bonheur est dans le pré ?« Athènes était devenue si triste ! Je ne regrette que le cinéma et les amis… » Anastasia, ancienne cuisinière, a quitté la capitale grecque cet hiver pour revenir en Crête, dans son village natal. Elle explique à 20 minutes sa situation : « A Athènes, je n’avais plus de travail depuis six mois. Je ne pouvais plus payer mon loyer, ça devenait de plus en compliqué. J’ai pris une décision difficile : retourner dans la maison de ma grand-mère et me lancer dans les produits biologiques crétois ! »

Comme cette trentenaire, plus d’un million et demi de Grecs (sur 11 millions d’habitants) envisageraient de quitter la ville pour la province. Là-bas, la plupart retrouve une maison de famille et un lopin de terre pour se nourrir, même si, comme le rappelle Antonis Moissidis, professeur de sociologie rurale à l’université Panthéon d’Athènes, « leur situation n’est pas rose pour autant ! Il n’y a pas tant de travail que ça et ils n’ont pas d’argent pour investir. »

Mais comme on dit chez nous, l’espoir fait vivre.

 

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