François Hollande investi : quels engagements pour l’environnement ?

Devenu ce jour le 7e président de la Ve République, François Hollande a promis un quinquennat de « changement ». Mais qu’en est-il en matière d’écologie et plus particulièrement de nucléaire, de mobilité ou de condition animale ? Pour ce début de mandat, associations et groupements écolos se font entendre…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En ce qui concerne l’énergie nucléaire, le réseau Sortir du nucléaire est clair : il dénonce « des promesses en recul, décevantes… et intenables. » Selon lui, François Hollande, alors candidat, a clairement exprimé son accord sur l’utilisation et/ou la possession de l’arme nucléaire [1]. Quant au nucléaire civil, il ne resterait pas grand chose de l’accord signé avec les Verts qui prévoyait entre autres la fermeture de 24 réacteurs. « Par ailleurs, comment Hollande espère-t-il tenir son engagement de réduire la part du nucléaire de 75% à 50% d’ici 2025 avec un jeu à somme nulle consistant à fermer deux réacteurs pour en démarrer un presque deux fois plus puissant ? », s’interroge les membres du réseau.

En matière de mobilité, le Club des Voitures Ecologiques se félicite des décisions prises par François Hollande : le choix du « produire en France », de rendre accessible ces technologies au plus grand nombre, et de se déplacer en véhicule hybride. « Le Président de la République démocratise par ce symbole l’accès aux technologies les plus respectueuses de l’environnement, explique le Club des Voitures Ecologiques. Tout comme il l’indique dans la réponse que nous avons reçue de lui durant sa campagne « le développement de la voiture verte et l’innovation en faveur des technologies propres de déplacement seront l’un des sujets centraux pour réussir la mutation de la filière automobile ». »

Rappelons que, concernant les animaux, il avait répondu à notre questionnaire vouloir  « réfléchir à la définition d’un nouveau statut juridique de l’animal qui reflète les vérités scientifiques ainsi que l’évolution de la perception des animaux dans la société », mais aussi de valoriser « la déclaration écrite du Parlement européen qui limite à 8 heures la durée de transport des animaux destinés à l’abattage. »

Insuffisant pour l’association de défense des animaux L214 qui précise : « le programme de François Hollande ne contient pas une ligne en faveur des animaux. Interrogé par les associations de protection animale, même s’il affiche quelques bonnes intentions (comme favoriser toutes les recherches qui permettraient d’éviter d’avoir recours à l’animal comme modèle biologique, ndlr), il reste extrêmement flou sur ce qu’il compte mettre en œuvre. »

 

[1] Tribune dans le Nouvel Observateur du 22 décembre 2011 : « Dissuasion nucléaire : je maintiendrai ».

 

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