Foie gras : Lush dit non au gavage des oies !

Hier, les magasins de cosmétique Lush ont organisé de nouvelles opérations coup de poing dans tout l’hexagone contre le gavage des oies et des canards, inévitable dans la production de foie gras. Reportage à Paris.

A midi, devant dix de leurs boutiques françaises, les employés ont cancané les mauvais traitements infligés aux animaux dans la production de foie gras. A Paris, c’est David Rémy, manager de boutique, qui s’est laissé enfermer dans une cage pour la bonne cause. Masqué d’une tête de canard, il simulait le gavage forcé et les conditions de vie des oies et canards.




 

 

 

 

« On ne peut pas forcer les gens à arrêter de manger du foie gras. On veut leur faire prendre conscience des moyens de production », exprime Laura Le Berre, responsable des relations presse de Lush. Rue du Renard, dans le 4e arrondissement de Paris, le public n’était pourtant que moyennement réceptif, à l’exception des enfants, davantage touchés par la mise en scène.

Le temps d’une semaine, l’enseigne met aussi en place une campagne « Stop gavage » en partenariat avec L214, une association de protection animale œuvrant pour une pleine reconnaissance de la sensibilité des animaux. « Pour nous qui avons l’habitude de nous battre un peu seuls, c’est bon de voir une grande entreprise s’engager. Maintenant, il faudrait qu’il y en ait un peu plus qui intègrent l’éthique sur leurs étiquettes », confie Brigitte Gothiere, membre de l’association.








Rappelons qu’en France, l’appellation « foie gras » ne peut être délivrée au produit sans qu’il y ait gavage de l’animal. Chaque année, ce sont plus de 30 000 oiseaux qui sont élevés en semi-liberté puis en cage où ils ne peuvent se retourner ni étendre leurs ailes. Ils sont gavés à l’aide d’un tube en métal plongé dans leur gorge jusqu’à l’estomac.

La France est aujourd’hui un des cinq pays européens qui continuent à autoriser le gavage, avec l’Espagne, la Belgique, la Hongrie et la Bulgarie, interdit pour cruauté dans les autres Etats de l’Union Européenne, mais aussi en Californie ou en Israël.

Des alternatives au gavage sont pourtant possibles. Notamment en Espagne où un producteur élève ses oies sur deux ans afin d’obtenir un résultat similaire. La durée de production est certes décuplée, mais l’animal ne subit pas de maltraitance. Dans notre pays, cette solution n’a pas encore vu le jour, alors que les fêtes approchent. A Noël, vous ferez-vous de la bile pour ces pauvres canards ?

A l’occasion de la campagne, Lush met en vente un nettoyant visage dénommé « Fo gras », dont tous les bénéfices (hors TVA) iront à l’association L214. Un nouvel engagement louable pour la marque.

 


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Après des études de journalisme à Paris et Dublin, Julie s'est lancée comme correspondante pour des sites d'informations québécois, couvrant l'actualité française. En 2013, elle revient sur les bancs de Néoplanète, qu'elle avait déjà arpentés quelques années plus tôt. En parallèle, elle cultive son blog, consacré au voyage.