Fiche produit : jardinage

Par Elizabeth Pastore-Reiss, cabinet Ethicity, www.ethicitynet

Cet article est disponible dans le Néoplanète n°14

Semences, plants et conditionnement
– Il y a peu de contrôle sur l’origine des semences horticoles. En outre, des engrais et des pesticides sont souvent utilisés dans leur production.
– Le nombre limité d’espèces proposées réduit la (bio)diversité de nos jardins.
– La fabrication des pots en tourbe épuise les tourbières et les pots en plastique sont encore majoritairement faits à base de pétrole.
+ Le label international MPS certifie les producteurs horticoles sur des critères environnementaux. En trois ans, les producteurs français MPS ont réduit d’un tiers leur consommation de pesticides.
+ Les pots en terre utilisent un matériau renouvelable et sont réutilisables.

Transport
– La France importe une grande partie de plantes vivantes en vente, ce qui génère de fortes émissions de CO2.
+ Il est possible de se fournir en plants et semences locaux chez des pépiniéristes, des commerçants ou dans les foires aux plantes en se renseignant sur leur provenance.

Usage
– Les pesticides et engrais chimiques ont un impact important : les jardiniers amateurs consomment 8 % des pesticides et les usages non agricoles de ces derniers sont responsables de 40 % des pollutions des eaux de surface.
+ On peut utiliser des engrais bio (reconnaissables au label Écocert), naturels (fumier, cendres…), ou produire son propre compost.
+ Il existe plusieurs méthodes naturelles de lutte contre les insectes et plantes indésirables, via des insecticides ou répulsifs, à faire soi-même ou à acheter (marc de café pour éloigner les limaces, insecticides à base d’algues…).
+ Pour limiter l’utilisation d’eau, plusieurs solutions peuvent être combinées : recouvrir le sol d’un paillis (retient l’humidité), aérer la terre après la pluie, arroser au goutte-à-goutte, récupérer l’eau de pluie…

Fin de vie
– Les variétés de plantes hybrides F1 (obtenues par croisement) donnent des graines stériles ou qui font pousser des plantes différentes de celles produites à l’origine.
Elles nécessitent d’être rachetées chaque année.
+ Il est toujours possible d’utiliser les graines produites lorsque les fleurs ont fané et ainsi valoriser les plantes et les feuilles en compost.

Conclusion : Pour un jardin naturel et fleuri qui préserve la biodiversité, favorisez la traçabilité et cultivez sain.
Sources : Les Amis de la Terre, AFSSET, Botanic, GNIS, AGRESTE, www.jardin-bio.net, FranceAgriMer

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