Faut-il encore manger du poisson ?

L’Agence nationale de sécurité alimentaire recommande de consommer du poisson au moins deux fois par semaine. Mais est-il toujours bon pour notre santé ? Faut-il aujourd’hui s’en méfier ? Voici le vrai du faux des idées reçues…

poisson. Credit : google image

Pour commencer, on ne le dira jamais assez mais le POISSON est EXCELLENT pour la SANTÉ. Mais attention, il ne faut pas en abuser. Voici notre petit point sur les idées reçues.

Ce n’est pas bien d’en manger parce qu’ils sont gorgés de polluants et de métaux lourds comme le mercure

contamination poissons. Credit : wikimedia commonsFaux. Cependant, il faut savoir qu’environ 5% du mercure de l’industrie ruisselle jusqu’aux océans où il est ingéré par les poissons. Mais tous ne finissent pas contaminés, comme ceux de petites tailles (sardine, anchois, sole, merluchon…) sauf s’il proviennent d’une zone de pêche close à forte activité humaine.

Les gros prédateurs sont les plus pollués et donc interdits à la consommation. Raie, requin, marlin, espadon, thon rouge du pacifique (présent dans certains sushis)… sont fortement à limiter, voire même à éviter. Leurs chairs présentent d’avantage de mercure susceptible de perturber notre équilibre hormonal et d’engendrer des maladies comme Parkinson ou encore Alzheheimer.

Il faut acheter du poisson bio parce qu’il est moins contaminé que les autres…

Faux. La revue 60 millions  de consommateurs a conclu en août dernier que le poisson bio n’est pas exemplaire… En effet, suite aux analyses des filets de saumon qui devaient être vendus comme étant des produits bio, des résidus de pesticides, de mercure, voire d’arsenic, ont été découvert dans les échantillons prélevés.

Manger du poisson, c’est bon pour le cœur et le cerveau !

Vrai. Selon de nombreuses études, les oméga-3 ont été associés à une diminution de la mortalité globale, avec une baisse du risque de mortalité cardiovasculaire. Ce sont des graisses essentielles à notre équilibre. Ces acides gras polyinsaturés sont indispensables au fonctionnement de notre cœur et de notre cerveau et contribuent à la prévention de nombreuses maladies comme le cancer, le diabète ou encore l’obésité. L’idéal est, bien sûr, d’aller chercher les oméga-3 nécessaires directement dans l’alimentation. En particulier dans les poissons gras, comme les maquereaux ou les sardines.

De toute façon le poisson sauvage est plus sain à la consommation que celui d’élevage…

Vrai/Faux. C’est vrai que le sauvage a un goût plus prononcé avec sa chair plus ferme. Mais d’un point de vue nutritionnel, leur teneur en protéines est presque comparable. Sachez que ceux qui sont issus d’élevage (12% de la consommation en France) sont légèrement plus gras que ceux de pleine mer puisqu’ils sont en partie nourris avec des huiles végétales. La bonne nouvelle est donc qu’ils sont plus riches en oméga 3. Mais la mauvaise nouvelle, c’est qu’ils sont souvent élevés en zone côtière où l’on trouve plus de produits toxiques… Les aquaculteurs luttent contre les infections de poux de mer en utilisant par exemple des pesticides.

C’est mieux d’acheter du frais plutôt que du congelé…

Vrai. Un filet surgelé, pêché il y a 6 mois ne contient pas plus d’oméga 3. Il faut savoir que les protéines, vitamines et minéraux résistent bien à la congélation. Par contre, les lipides, dont nos essentiels omégas 3, sont dénaturés à basses températures. Si votre portefeuille vous le permet, acheter votre poisson frais, quitte à le congeler vous-même pour quelques jours afin de garder le plus d’oméga 3.

Sushi. Credit : wikipediaIl ne faut pas trop manger du poisson cru… 

Vrai. On sait tous que les sushis sont tendances… Ou encore le tartare de saumon et autre plats de poissons crus ! Mais qui dit cru, dit BACTERIES pathogènes ou des vers comme le Anisakis qui peuvent à haute dose provoquer des troubles digestifs ou, pire, des perforations d’estomac

Si vous obstinez à vouloir manger du tartare de saumon maison, alors vous devez impérativement congeler votre poisson avant de le manger cru afin de détruire ces vers. Un dernier conseil d’ami, éviter les restaurants que vous ne connaissez pas et regardez les commentaires inscrits sur l’Internet.

Manger du poisson sans dépouiller les océans, c’est possible ?

Oui, à condition de respecter ce que la nature vous offre ! Les poissons menacés sont à éviter en raison de la surpêche qui réduit les stocks. La mauvaise nouvelle, c’est qu’aujourd’hui, au niveau mondial, trois quarts des stocks sont pleinement voire surexploités. A cela ajouter le changement climatique qui réchauffe et acidifie les océans et donc amplifie leur raréfaction !

Pour une consommation responsable, il faut privilégier les stocks de poissons en bonne santé comme la daurade grise, le merlan, la sardine, le tacaud… Et pensez à vérifier lors de l’achat la présence du logo l’écolabel MSC qui certifie que le poisson est issu d’une pêche durable.

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Curieuse de la vie et aventurière, Hind aime découvrir de nouveaux horizons et d’autres cultures. Elle se dit citoyenne du monde. Elle se passionne par tout ce qui l’entoure. Elle raffole du foot, de la mode, de la beauté, du bien-être …Licence de journalisme en poche, elle se spécialise dans un master en journalisme radio/tv à l’IEJ Paris. En se souciant de l’avenir de notre planète, elle rejoint l’équipe de Néoplanète.