Expo Regards et Mues : portrait de Marie-Laure Bruneau

Du 9 au 27 mars, filez à l’exposition artistique « Regards et Mues » qui met en scène le recyclage de manière créative*. Parmi les talents exposés, Marie-Laure Bruneau, artiste plasticienne qui a également conservé un pied dans le monde de l’audiovisuel en tant que conceptrice-réalisatrice de génériques et d’animations.

Son crédo ? Explorer la matière, le temps et l’espace, sous de multiples formes : art-vidéo, photos, sculptures de métal animées (animatronics), interactivité… Le tout parfois réuni dans des installations multi-techniques. Le but essentiel étant la découverte de l’autre « chez soi », l’ouverture à de nouvelles perceptions et la plongée dans les univers invisibles à l’œil nu.

Sensibilité qu’elle illustre dans son travail de plasticienne avec des  extrapolations surréalistes à base de matériaux de récupération: les «Plantes évoluées», espèces mutantes adaptées à un nouvel environnement en pleine évolution. De cette mutation est née la « fleur binaire », sculpture robotique animée d’une agapanthe réfugiée par crainte du soleil dans l’antre d’un ordinateur.

Le travail de ML.B s’organise autour d’un thème central, celui de l’homme et de son rapport à son l’environnement, un écosystème qu’elle traite essentiellement d’un point de vue urbain.
Son approche se focalise sur l’individu et son ressenti intime.


Une thématique qui trouve son accomplissement aussi bien dans sa recherche sur l’espace, comme dans « City Walk » : vidéo projection « multi-plans » abordant de front le problème de l’anonymat dans la ville et de cette attraction-répulsion, forme de « je t’aime, je te hais » propre à nos interrogations de citadins. Mais également dans une création plus introspective, née d’un voyage au pays de soleil levant dans « Japan city » : installation en 3D-2D relief , plongée dans une ville pleine de contrastes, où se côtoient l’hyper-modernité et la tradition d’une société portée vers la méditation.

C’est cette dualité autour duquel s’articule le travail de M.L. B et qui trouve son épanouissement dans l’interactivité de sa « Cité Carton », créée pour l’événement artistique « Regards et mues ». Là, se retrouve un des thèmes centraux de sa création, l’homme face à la surconsommation, à la déification de l’objet roi qui asphyxie notre espace, stigmatise notre environnement et semble détruire notre avenir.


*Au 59 rue de Rivoli : www.regardsetmues.com

Plus d’infos sur l’artiste : www.mlb-videoart.com

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