Sondage :

Etes-vous un rétracté, ou un share activist ?

Un sondage réalisé par Ethicity montre que quasiment un Français sur quatre rejette totalement la question des enjeux environnementaux, et ce à moins de six mois de la COP21 de Paris.

Calico
Les rétractés, comme on les appelle, représentent 23,7% des 3500 personnes interrogées au cours de l’enquête, en augmentation de 8,7% par rapport à l’année dernière. Il s’agit en majeure partie d’hommes âgés de 35 à 59 ans, issus de la classe moyenne inférieure et qui présentent un niveau d’études relativement bas. Ironiquement, une autre étude indique que 92% de travailleurs estiment que leur entreprise a un rôle à jouer dans la lutte contre le changement climatique.

Les chiffres issus de l’étude indiquent assez logiquement une consommation durable en recul, de 51,9% en 2014 à 45,2% en 2015, et que malgré le fait qu’une personne sur cinq soit soucieuse de l’environnement, le même nombre pense qu’agir pour cette cause ne sert à rien s’il on n’y gagne pas d’argent. Près de la moitié des interviewés trouve d’ailleurs que l’on s’inquiète trop pour l’environnement.

D’un autre côté, les « share activists », ceux qui s’engagent de plus en plus, ont gagné 3,2% et représentent désormais 12,4% de la population. Il s’agit principalement de femmes âgées de plus de 35 ans, disposant d’un niveau d’études élevé et évoluant dans un milieu professionel intermédiaire/élevé. Ces personnes achètent mieux (moins d’emballage, vérifie l’origine des produits), et sont dans l’économie de partage et du « fais soi-même ».

L’opposition entre les rétractés et les share activists est on ne peut plus distincte et le fossé s’élargit de plus en plus. Il existe cependant deux façons de faire bouger ceux qui n’y croient pas, ou plus. L’une est de leur donner des coups de pouce financiers, et l’autre est de faire jouer la pression sociale. Comment ? En prenant exemple sur la ville de La Verne, en Californie, où 120 foyers ont été quotidiennement informés de la quantité de matière recyclée par leurs voisins pendant un mois. Résultat : le taux de recyclage a augmenté de 19%, sans avoir à verser un centime.

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Eddy Delcher

Après un séjour de sept ans en Angleterre et en Afrique du Sud au cours duquel il obtient un diplôme en journalisme, Eddy revient en France afin de poursuivre ses études. En 2014, il rejoint l'équipe de Néoplanète et contribue régulièrement au CNRS International Magazine ainsi qu'au journal du CNRS depuis 2012.