Et si fast-food rimait avec déprime ?

fastfood triste heureux dépressionUne étude de l’Université de Cornell (Etats-Unis) révèle que l’ambiance générale d’un restaurant modifie la perception que l’on a du repas et diminue les quantités ingurgitées. Une info en or pour les fast-foods, récemment accusés par une enquête espagnole de favoriser la dépression des consommateurs réguliers.

Hamburgers, pizzas, saucisses, pâtisseries et viennoiseries sont pointés du doigt. Des chercheurs espagnols ont étudié l’impact de ce type de consommation sur l’état de santé de 8 964 de leurs compatriotes. Après 6 mois à 2 ans de test, ils ont recensé 493 cas de dépression et un risque 51% fois supérieur à la normale de sombrer dans la maladie pour les clients réguliers. Toutefois, les spécialistes précisent que d’autres études seraient nécessaires pour établir un véritable lien de causalité.

fastfood dépression hamburger tristeEn ce sens, l’université de Cornell semble avoir trouvé la solution, car elle a montré qu’améliorer l’ambiance d’un restaurant « augmente le sentiment de satisfaction et diminue la quantité de nourriture consommée ». Pour Bian Wansink, directeur du laboratoire de recherche Food and Brand Lab, « cette découverte est une donnée importante pour les restaurants de type fast-food qui sont souvent accusés d’être un facteur d’obésité. En effectuant quelques modifications comme tamiser la lumière ou créer une ambiance sonore, ces restaurants pourraient aller très loin dans la diminution du phénomène de surconsommation. »

Sur le site du Huffington Post, Bian Wansink explique son expérience : mettre une trentaine d’individus dans un fast-food classique et une autre trentaine dans un fast-food « déguisé en restaurant tendance ». Résultat : les clients du second groupe ont mangé 175 calories de moins et ont laissé 18% de nourriture en plus dans leurs assiettes !

 

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