Espèces en voie de disparition : lesquelles sauver ?

gorilleChoisir ou non de sauver une espèce en voie d’extinction, c’est le choix cruel que doivent faire les zoos ! Car les spécimens en danger ne cessent d’augmenter, mais les parcs animaliers n’ont pas assez de fonds pour tous les sauvegarder. Faut-il réformer ces institutions ?

Le constat

  • Dans trois générations, un quart des mammifères risquent de disparaitre (selon l’UICN – Union internationale pour la conservation de la nature).
  • Il ne reste plus que 29 000 rhinocéros noir de l’est dans le monde…
  • … Et seulement 500 tigres de Sumatra.

 

Quelles solutions ?

A Washington, Steven Montfort est clair : « le modèle est dépassé. Il faut définir explicitement le rôle des parcs zoologiques dans la sauvegarde de certaines espèces. » Pour pallier le déclin d’espèces animales, le directeur du Smithsonian Conservation Biology Institute voit deux solutions : augmenter le montant des fonds levés pour la protection de la faune en milieu naturel et faire que les zoos construisent des installations favorisant la reproduction naturelle.

L’Association Française des parcs zoologiques (AFDPZ), elle, est moins radicale. Elle juge que les animaux emblématiques sont nécessaires à la rentabilité du parc, ce qui permet par la suite, avec les recettes, de soutenir la recherche afin de préserver les espèces en danger.

Quant à l’Association des zoos et aquariums et l’Observatoire des zoos nord-américains, elle retient trois critères de sauvegarde des animaux en danger : le risque d’extinction, l’importance du rôle écologique de l’animal et l’existence d’une population captive suffisante pour la reproduction.

Votre mission, si vous l’acceptez…

A l’origine, un zoo est un lieu d’exposition d’animaux exotiques. Mais depuis 1980, leur fonction a évolué. Leurs missions :

  • Protéger : « La reproduction et la conservation des espèces menacées fait partie des trois grandes missions des zoos », explique Cécile Erny coordinatrice de l’AFDPZ.
  • Sensibiliser : Avec quinze millions de visiteurs chaque année, « les parcs animaliers (français) sensibilisent leurs visiteurs aux grandes problématiques actuelles comme la déforestation […], les NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie), les « souvenirs » de vacances illégaux et néfastes ramenés de l’étranger, le respect de l’environnement et l’économie de ses ressources, etc. » (AFDPZ)
  • Aider la recherche (alimentation, mode de reproduction, type d’habitat, biotope…). A titre d’exemples, en 2010, l’AFDPZ a versé 1,2 millions d’euros pour la préservation des animaux in-situ (sur leurs terres) et 85 000 € à la recherche.

 

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Après un an passé en Irlande où elle obtient son bac à lauréat, elle revient en France où elle suit une année de lettres modernes à la faculté de Bordeaux. Depuis 2011 elle suit une formation de journaliste à Paris.