Des éoliennes qui vont de l’a-vent

Altaeros Energies 35ft Prototype - google imagesOubliez les éoliennes dans les champs et la mer, elles peupleront bientôt le ciel !

Deux projets plutôt originaux pourraient bien nous donner une bonne raison de lever les yeux au ciel. D’une part, il y a la BAT (Buoyant Air Turbine), une éolienne englobée d’un ballon gonflé à l’hélium qui plane déjà au-dessus de l’Alaska. Mise au point par la startup américaine Altaeros Energies, la BAT est capable de flotter à des altitudes allant de 300 à 600 mètres afin de récolter des vents cinq à huit fois plus puissants, et bien plus réguliers, que ceux alimentant ses cousines terrestres. La BAT ajuste également son altitude et son orientation pour bénéficier des vents les plus forts possibles. Ces techniques lui permettent de produire deux fois plus d’électricité qu’une éolienne classique. Plusieurs câbles l’arriment au sol et retransmettent l’électricité à la station, et un câble de secours la ramène à terre en cas de problème technique et la protège aussi de la foudre. La BAT peut aussi servir d’antenne WiFi, ce qui est d’autant plus pratique car l’éolienne est destinée à alimenter dans un premier temps les zones rurales/isolées. Donc plus de problème de connexion !

kitegenvolo 1 - kitegenEncore plus audacieux : la société italienne KiteGen compte carrément remplacer les éoliennes par des cerfs-volants. Ceux-ci iraient encore plus haut, allant chercher les vents à 10 000 mètres du sol, dans la troposphère ! Leur concept, aussi baptisé « KiteGen », utilise la puissance de ces vents pour faire prendre de l’altitude au cerf-volant et dérouler de grands câbles, ce qui entraîne un alternateur. Le câble est ensuite rembobiné en utilisant une fraction de l’énergie produite, et le cycle recommence. Un seul de ces cerfs-volants pourrait ainsi subvenir aux besoins en électricité de 100 kiwicarusel_hd_logo - kitegenfoyers ! La même société a aussi imaginé une sorte de carrousel de 800m de diamètre auquel plusieurs de ces cerfs-volants seraient attachés afin de faire tourner un alternateur de très grande taille. En théorie, ce système permettrait de diviser le coût du kWh, et donc les factures d’électricité, par cinq.

Plutôt des bonnes nouvelles, surtout lorsque l’on considère qu’il nous faudra générer pas moins de 10 billions (oui, oui, 10 000 000 000 000 !) de watts d’énergie propre d’ici 2030, car le vent est la deuxième source d’énergie renouvelable après le soleil.

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone

Eddy Delcher

Après un séjour de sept ans en Angleterre et en Afrique du Sud au cours duquel il obtient un diplôme en journalisme, Eddy revient en France afin de poursuivre ses études. En 2014, il rejoint l'équipe de Néoplanète et contribue régulièrement au CNRS International Magazine ainsi qu'au journal du CNRS depuis 2012.