Environnement : le Paris-Dakar tente de redorer son blason

Le Dakar 2013Quatorze étapes, 8000 km de course parmi les dunes d’Amérique du Sud, une traversée de trois pays, l’Argentine, le Chili et le Pérou. Et un bilan carbone qui s’élève à 15.500 tonnes eq. CO2. Le Dakar, qui se termine aujourd’hui, est décrié pour son impact écologique. Une tendance que les organisateurs tentent d’inverser avec un programme environnemental.

 

 

Le Dakar a decide d'aider une association péruvienne en faveur de la reforestation« Le Paris-Darkar compense à 100% son empreinte carbone ». Par cette phrase, la célèbre course cherche à reverdir son image. Un bilan carbone daté de 2010, et réalisé par Espere, un cabinet agréé par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), l’estime à 15.500 tonnes eq. CO2, soit le tiers des émissions totales de la course. Pour compenser ces émissions, l’organisateur, la société ASO (Amaury Sport Organisation), affirme avoir investi 300 000 €  sur 3 ans dans des projets environnementaux et sociétaux pilotés par « Madre de Dios ». L’association péruvienne permet de sauver près de 120 000 hectares de forêt menacés de destruction. « Nous avons privilégié une action en lien avec la population locale, afin d’assurer une répercussion directe et favorable sur leur milieu de vie », explique Grégory Murac, responsable du programme environnement du Dakar.

Amende et exclusion           

En 2013, 443 equipages participent au DakarMême son de cloche durant la course: une charte est signée par les 443 équipages. Ils sont tenus de ramasser leurs déchets : pneus, bouts de pare-chocs… Deux caravanes « poubelle » les suivent pour récupérer les oublis. « Les participants risquent une amende assez lourde (de l’ordre de 1000€), voir une exclusion, si cela n’est pas respecté », avertit Grégory Murac. « Des amendes ont déjà été infligées, elles suffisent à responsabiliser les concurrents », ajoute-t-il. En ce qui concerne le recyclage, ASO travaille avec une entreprise locale afin de récolter les déchets dangereux. L’an passé, 7000 litres d’huile usagées ont été recyclés et 27 tonnes de déchets nocifs traitées. Sur le bivouac, un tri sélectif est également mis en place.

Les paléontologues péruviens redoutent les conséquences du Dakar sur leur patrimoine.

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Etudiante en dernière année à l’Ecole Supérieure de Journalisme de Paris (ESJ), Marion est une grande passionnée de sport, voyages et découvertes. Après avoir travaillé en tant que reporter pour radio Africa n°1, Chérie Fm et France Bleu 107.1, elle rejoint Néoplanète. Jeune journaliste, Marion pige également pour Les Nouvelles de Versailles.