Ekos : des pros de l’environnement

Ecology_Society_Economy_diagram_Environment_backgroundLe bureau d’études en ingénierie environnementale Ekos propose d’aider les entreprises et les collectivités à respecter les normes par le biais de ses évaluations, diagnostics et audits.

Active depuis 2004, la société Ekos a été fondée par Delphine Defrance. Pour elle, cela s’est fait sur «un coup de tête, une opportunité qui se présente et une forte volonté d’indépendance. J’avais 30 ans et pas de contraintes, j’ai essayé… » La jeune femme ne partait pas de rien, avec en poche une maîtrise en génie de l’environnement. Elle complétera ensuite cette formation avec un diplôme en génie civil du Conservatoire national des arts et métiers ainsi qu’avec un master en management général des entreprises, en formation continue. Ces différentes cordes à son arc lui permettent d’acquérir une connaissance approfondie des normes environnementales propres à chaque secteur. A propos de ces normes, souvent complexes et parfois controversées, Delphine Defrance prône la flexibilité : « Ces normes sont nécessaires pour fixer un cap. Toutefois, il est, à mon sens, nécessaire de pouvoir les aménager en prenant en compte les spécificités régionales et il ne faut pas qu’elles conduisent à figer un territoire, à le mettre dans une bulle sans tenir compte de l’activité économique.»

IMG_4100Ses clients sont aussi bien des collectivités, des aménageurs, des promoteurs, que des industriels du BTP ou de l’agroalimentaire. Ekos a ainsi déjà travaillé pour des acteurs aussi variés que le conseil régional de Languedoc-Roussillon, la Société des eaux de Marseille (SEM), Sita Sud ou encore plusieurs domaines viti-vinicoles. Le bureau propose son assistance à tous les stades de la vie d’un projet. En amont, avec l’aide au montage de dossiers de demande d’autorisation, des études d’impact (définition des modalités de traitement des eaux, de gestion des déchets, détermination de la pollution éventuelle générée par une usine…) et d’aide à la décision, pendant la mise en œuvre, avec un suivi des travaux, et, pour finir, en aval, avec la réalisation d’audits de conformité, de bilans annuels ou de veilles technologiques.

Logo_EkosEkos ne se borne pas à un accompagnement administratif mais réalise aussi de nombreux contrôles (eau,air,sols…) sur le terrain. Quelle que soit la prestation proposée, la mission du bureau d’études est une mission d’expertise. Et cette expertise doit pouvoir s’exercer dans tous les champs liés à l’environnement. Son équipe intègre ainsi un géologue, un hydrogéologue et des ingénieurs spécialisés en qualité, sites et sols pollués ou encore aménagement du territoire. Pouvoir donner une réponse de pointe sur tous les aspects d’un dossier est d’autant plus important que le secteur est très concurrentiel, avec, outre les gros bureaux d’envergure nationale voire internationale, une recrudescence d’ingénieurs indépendants qui se lancent comme autoentrepreneurs. Delphine Defrance se montre cependant très confiante en l’avenir. Pour elle, en effet, «le développement durable est maintenant au cœur des préoccupations, on s’est rendu compte que notre modèle consumériste et linéaire n’était plus viable. Les tensions sur l’énergie et les matières premières sont bien réelles, et il y a un véritable besoin de conseil, qui ne fait que commencer ». Elle envisage d’élargir les champs d’expertise d’Ekos. La société s’est présentée cette année pour être reconnue par le Comité français d’accréditation (Cofrac) afin de pouvoir réaliser des diagnostics sur la qualité de l’air intérieur dans les établissements recevant du public, notamment dans les crèches et écoles.

Données sur Ekos

Siège social : Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône)

Effectif : 10 salariés

Chiffre d’affaires : 675 000 € en 2013

Cet article a été diffusé dans Le Parisien Economie du 14 avril 2014.

 

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A l'issue de sa prépa bio au Lycée Chaptal, à Paris, Arnaud intègre l’Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse (ENSAT). Avant de rejoindre Néoplanète, il a fait ses premières armes de journaliste à Ça m’intéresse et Science&Vie Junior.