Eddynnovations : pas fait exprès

« Je crois fermement en la chance, et je m’aperçois que plus je travaille, plus j’en ai ». Cette citation de Thomas Jefferson reflète bien la vie des grands inventeurs : des journées et des nuits entières passées à voir leurs travaux échouer, pour vivre les quelques secondes d’extase où leurs idées novatrices prennent enfin vie. Mais il en est certains pour qui ces éclairs de génie sont plus le fruit du hasard que de la sueur de leur front. Voici trois inventeurs qui n’ont pas vraiment fait exprès.

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wikipediaJohn Pemberton : le Coca-Cola. Vétéran de la guerre de Sécession devenu pharmacien, John Pemberton ne cherchait pas à rafraîchir les gosiers, mais à sevrer l’addiction à la morphine qu’il avait développée suite à ses blessures au combat. Pour ce faire, il créa une boisson alcoolisée à base de coca (dont on extrait la cocaïne) et de noix de kola, qui possèdent des propriétés stimulantes et antidépressives. Ces ingrédients, tout comme l’alcool, en disparurent progressivement et la marque devint l’empire que l’on connaît aujourd’hui. Pemberton n’en a malheureusement jamais profité, ayant en 1887 revendu son affaire pour 2300 dollars.

 

wikipediaPercy Spencer : le four micro-ondes. Percy Spencer travaillait dans l’usine de magnétrons de radar Raytheon durant la Seconde Guerre Mondiale. Un jour, il remarqua qu’en passant devant l’un de ces appareils (des dispositifs qui transforment une énergie de mouvement en ondes électromagnétiques), la barre de chocolat dans sa poche avait fondu. Après des tests sur du pop-corn et un œuf, la compagnie s’empara de la découverte et commercialisa dès 1953 le premier four micro-ondes. Nommé Radarange, celui-ci mesurait 1,80m de haut, pesait 340kg, et devait être refroidi par un système à base d’eau.

 

wikiepdiaLes laboratoires Pfizer : le Viagra. Le chercheur Robert Furchgott avait dans les années 1980 mis en évidence l’importance de l’oxyde nitrique dans le fonctionnement cardiovasculaire en et notamment sa capacité à détendre les veines. Breveté sous le nom « Sildénafil » par les laboratoires Pfizer dans le but de traiter l’angine de poitrine, le médicament n’eut cependant pas l’effet escompté. Un effet secondaire du Sildénafil fut en revanche bien remarqué : il provoquait chez les patients des érections, ce qu’aucun médicament ne pouvait à l’époque. La compagnie renomma alors le produit « Viagra », tiré du sanskrit« vyaaghra » (« tigre »), et la petite pilule bleue redonna le sourire à de très nombreux couples dès 1998.

 

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Eddy Delcher

Après un séjour de sept ans en Angleterre et en Afrique du Sud au cours duquel il obtient un diplôme en journalisme, Eddy revient en France afin de poursuivre ses études. En 2014, il rejoint l'équipe de Néoplanète et contribue régulièrement au CNRS International Magazine ainsi qu'au journal du CNRS depuis 2012.