Eco-gestes : comment améliorer la qualité de l’air intérieur

Au bureau, à la maison, dans les commerces… Nous passons en moyenne 22 heures sur 24 dans des espaces clos.

Que savons-nous sur la qualité de l’air que nous respirons en intérieur ? L’équipe de Terre TV a rencontré Andrée Buchmann, présidente de l’Observatoire de la Qualité de l’air intérieur.

Quels sont les bons gestes pour un intérieur sain ? Voici quelques pistes vertes pour améliorer la qualité de l’air chez vous.

Faut-il filtrer l’air intérieur ? Non. Pour un intérieur sain, il faut simplement  aérer suffisamment. L’idéal ? Ouvrir en même temps plusieurs fenêtres situées sur des façades opposées, environ une heure par jour.

On n’oublie pas de nettoyer les grilles d’aération et de ne pas les boucher, même en hiver. Elles se trouvent généralement dans la cuisine et la salle de bain.

Pour capter la poussière, on humidifie les chiffons et les serpillères (en microfibre c’est plus efficace). On évite ainsi le balayage simple qui remet la poussière en suspension. Et on privilégie bien sûr les produits ménagers écologiques, sans composants chimiques.

N’utilisez les petits chauffe-eau et les petits appareils de cuisson non raccordés à l’extérieur que de façon intermittente et pour une courte durée (8 minutes maximum). Les installer dans une pièce suffisamment grande et aérée (au moins 8 m3 pour un appareil de cuisson et 15 m3 pour un petit chauffe-eau).

On adopte des plantes dépolluantes, une pour 9m². A chacune ses vertus : l’azalée capte l’ammoniac, le chlorophytum le benzène, le monoxyde de carbone et les allergènes, le spathiphyllum les COV (composés organiques volatils), les fumées de cigarettes et les ondes électromagnétiques, la fougère et les ficus le formaldéhyde…

Les purificateurs d’air peuvent être utiles si vous êtes une personne à risques (donc allergique, asthmatique, hypersensible aux produits chimiques ou encore enceinte), plus sensible que les autres aux poussières, aux allergènes, à la pollution intérieure, aux COV etc…  On privilégie alors un purificateur d’air disposant d’un filtre à charbon actif, en plus des plantes dépolluantes. On le laisse alors brancher en permanence. Et on l’équipe, tout comme son aspirateur, d’un filtre HEPA pour « haute efficacité pour les particules aériennes », dont la valeur doit être de 14 (en dessous ça ne filtre pas suffisamment). L’efficacité des purificateurs d’air qui ionisent l’air sans filtre est, elle, en revanche controversée.

L’observatoire de la qualité de l’air intérieur a mené une campagne nationale dans les logements. Vous pouvez télécharger la notice résumant les sources de pollution et les effets sur la santé en cliquant ici. Télécharger le guide : Les bons gestes pour un bon air

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