Disparition du sac plastique : une bonne chose ?

PENTAX ImageFinis les gobelets brûlants de la machine à café et les assiettes qui s’envolent pendant les pique-niques: la vaisselle en plastique sera bientôt interdite, tout comme les sacs à usage unique en supermarché.

Ces deux mesures, qui prendront effet en 2020 et 2016 respectivement, ont été votées vendredi dernier à l’Assemblée Nationale dans le cadre du projet de loi sur la transition énergétique. Un pas dans la bonne direction sachant que plus de 120 millions de sacs plastique jonchent le littoral français, et qu’environ mille milliards d’autres tuent à travers le monde plus d’espèces sous-marines que… le réchauffement climatique.

WikipediaMoins de pollution, donc, mais pas la solution selon certains. Un sac en papier devra par exemple être réutilisé trois fois pour amortir son impact environnemental, et un cabas plus de 130 fois. Autre constat : en France, la disparition progressive du sac de caisse (de 15 milliards en 2003 à 800 millions en 2010) entraîne une hausse des ventes de sacs poubelle – qui contiennent bien plus de plastique – beaucoup de consommateurs donnant en effet une seconde vie à leurs sacs de course en y jetant leurs ordures. La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) et l’Union nationale des syndicats de détaillants en fruits, légumes et primeurs (UNFD) font de plus pression sur Ségolène Royal pour repousser la date, car les pertes du secteur seraient estimées à 300 millions d’euros. La ministre de l’Ecologie s’est d’ailleurs opposée à la décision, la qualifiant « d’antisociale » car, selon elle, « les familles en situation de précarité ne jettent pas cette vaisselle (en plastique, ndlr) mais la réutilisent ».

Pourvu que Mme Royal ne décide pas non plus d’abandonner ce projet-là

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Eddy Delcher

Après un séjour de sept ans en Angleterre et en Afrique du Sud au cours duquel il obtient un diplôme en journalisme, Eddy revient en France afin de poursuivre ses études. En 2014, il rejoint l'équipe de Néoplanète et contribue régulièrement au CNRS International Magazine ainsi qu'au journal du CNRS depuis 2012.