Dico Ecolo : les labels bio pour l’alimentation

Parce que l’environnement est un sujet d’actualité brûlant et que les mots écolo fleurissent sans être compris par tous, ce petit dictionnaire explique simplement ces termes que l’on entend régulièrement. Il sera étoffé au gré de l’actualité écolo, de nos idées, mais aussi de vos suggestions et envies : ajoutez des précisions, donnez votre opinion, demandez de nouvelles définitions via l’espace des commentaires… Un dico écolo sur mesure ! Qui va être incollable sur l’environnement ?

Aujourd’hui, les labels bio au rayon alimentaire


Les produits alimentaires biologiques ne sont pas uniquement ceux estampillés AB, le label le mieux connu des Français. Passage en revue des autres labels, moins célèbres mais tout aussi exigeants, qui garantissent un mode production biologique.

AB

Qu’est ce que c’est ?

C’est le label officiel de l’agriculture biologique en France et le plus connu des consommateurs. Cette « marque collective de certification », propriété exclusive du ministère de l’Agriculture et de la Pêche, certifie les produits alimentaires biologiques depuis 1985.

Le cahier des charges du label AB impose un mode de production agricole durable qui doit concilier la production de denrées alimentaires, la conservation des ressources limitées et la protection du milieu naturel.

Quelles garanties ?

Aucun pesticide ni engrais chimique n’est utilisé pour la production agricole. Ils sont remplacés par des engrais organiques. La biodiversité et la qualité des sols sont conservées grâce au système de rotation des cultures (à l’opposé du système d’exploitation intensive des sols). Les organismes génétiquement modifiés (OGM) sont interdits. Pour la production « animale » (viande, œufs, lait, etc.), les traitements antibiotiques sont limités et remplacés par des soins homéopathiques et phytothérapiques, la surface au sol pour chaque animal est suffisante, 90% de leurs aliments sont biologiques, etc.

Dans les produits transformés, 95% au minimum des ingrédients sont issus de l’agriculture biologique. Le reste est composé de produits non disponibles en bio (épices, produits exotiques, etc.) ou de produits sauvages comme les algues ou le sel marin. Les aliments contenant entre 70% et 95% d’ingrédients biologiques peuvent indiquer : « x % des ingrédients d’origine agricole ont été obtenus selon les règles de la production biologique ». La liste des ingrédients sur l’emballage doit préciser quels sont les produits issus de l’agriculture biologique, et ceux qui ne le sont pas.

Point négatif : l’impact environnemental de la transformation, du transport et de la distribution de produits n’est pas pris en compte.

Quel contrôle ?

L’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO), agrée par les pouvoirs publics, est l’organisme de contrôle chargé de vérifier le respect du cahier des charges. Une fois par an au moins, l’INAO contrôle toutes les étapes du processus de production : les agriculteurs, les éleveurs, les transformateurs… personne n’y échappe ! Des analyses sont effectuées sur les matières premières et les produits transformés.

Plus d’infos sur le site du ministère de l’Agriculture et de la Pêche

Les règles d’usage de la marque AB


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