Dico Ecolo : le bioéthanol

Parce que l’environnement est un sujet d’actualité brûlant et que les mots écolo fleurissent sans être compris par tous, Ce petit dictionnaire explique simplement ces termes que l’on entend régulièrement. Il sera étoffé au gré de l’actualité écolo, de nos idées, mais aussi de vos suggestions et envies : ajoutez des précisions, donnez votre opinion, demandez de nouvelles définitions via l’espace des commentaires…

Un dico écolo sur mesure ! Qui va être incollable sur l’environnement ? Aujourd’hui : le bioéthanol, à l’heure du Mondial de l’Automobile.

Son histoire : C’est grâce au moteur à explosion de Nikolaus Otto, alimenté à l’éthanol végétal, que ce biocarburant apparaît sur la scène automobile à la fin du XIXème siècle. La Ford T au début du XXème siècle roule avec ce biocarburant, mais il faut attendre la hausse du prix du pétrole dans les années 2000 pour qu’il revienne au goût du jour.

Sa composition : le bioéthanol, c’est de l’éthanol mais végétal. Il est issu des plantes sucrières (betterave, canne à sucre…) et des céréales à paille comme le blé, le maïs ou le froment. C’est à partir de la fermentation de levures comme le saccharose issu du sucre ou du glucose extrait de l’amidon qu’on obtient ce liquide homogène et  incolore après distillation et déshydratation. Le bioéthanol peut aussi  être produit à partir de « biomasse lignocellulosique » telle que le bois ou encore l’herbe. Mais la fermentation de ces sucres issue de ces matières végétales est beaucoup plus difficile à réaliser.

Son usage : Il est réservé aux moteurs à essence. L’usage du bioéthanol pur dans des véhicules de série n’est pas possible, les caractéristiques de l’alcool étant trop éloignées de celles de l’essence. On trouve donc le bioéthanol mélangé avec d’autres essences. Soit on le transforme en produit  composite, à l’instar de l’ETBE (Ethyl Tertio Butyl Ether, composé de 47% de bioéthanol et de 53% d’isobutylène) pour le mélanger à de l’essence « classique », soit on l’associe à du Sans plomb 95 pour en faire du Superéthanol E85, seulement compatible avec les véhicules flex-fuel et spécialement conçus pour ce type de combustible.

Concernant le Superéthanol E85, celui-ci est commercialisé en France depuis le 1er janvier 2007. E85 car il contient 85% d’éthanol et 15% de Sans plomb 95. Globalement en France, mis à part l’E85, le bioéthanol est présent à hauteur de 7% dans le Sans Plomb 95 et le Sans plomb 98, jusqu’à 10% dans le Sans plomb 95-10. La Mégane E85, conçue par Renault, qui roule au carburant E85, consomme environ 20 à 30% de plus que le modèle à essence classique. Mais le bioéthanol se révèle être moins cher à la pompe.

Son actualité : La polémique est de mise à propos de l’usage du bioéthanol. On critique son usage aux dépens des cultures alimentaires comme le blé ou le maïs, car les milliards de litres de bioéthanol pèsent sur la production agricole. Le bioéthanol a été accusé d’être un des acteurs responsables de la hausse des prix alimentaires en 2007 et 2008, à l’origine des multiples émeutes de la faim. Rouler au « vert » avec le bioéthanol ne fait donc pas consensus. Reste que le bioéthanol engendre selon l’Ademe (l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’environnement) une diminution des gaz à effet de serre de 70 %.
Au Brésil, la production d’éthanol en 2009 est estimée à 25 milliards de litres. Le gouvernement américain vient quant à lui d’annoncer, le mercredi 13 octobre 2010, qu’il autorisait 50 % d’éthanol supplémentaire dans le carburant des véhicules. En ce qui concerne la France, producteur autosuffisant en éthanol, des dispositions fiscales ont été mises en place dès 2007 pour inciter les français à l’achat d’un véhicule flex fuel.

Plus d’infos: www.bioethanolcarburant.com/

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone