Dico Ecolo : la couche d’ozone

La couche d’ozone, on en parle beaucoup, mais c’est quoi ?

Dans la stratosphère, on trouve de l’oxygène sous deux formes principales : le dioxygène (O2) qui est  composé de 2 atomes d’oxygène et l’Ozone (O3) qui est composé lui de 3 atomes d’oxygène. Sous l’effet des rayons ultraviolets (UV) du soleil, la molécule de dioxygène est séparée en 2 atomes. Ensuite, il y a un atome qui réagi avec une autre molécule d’O2 ce qui donne une molécule d’ozone O3. Ce sont ces réactions qui forment la couche d’ozone. Et comme la nature est bien faite, le processus inverse permet  de la maintenir : les rayons UV détruisent l’ozone et forment du dioxygène qui est responsable de l’équilibre de la couche d’ozone. Celle-ci est davantage présente à une distance du sol comprise entre 15 et 40 km, plus fortement vers 35 km. A cette altitude, la teneur en ozone résulte d’un équilibre dépendant de l’activité solaire, de la température et de la présence d’autres substances chimiques. La formation de l’ozone est plus importante au dessus des tropiques puis gagne les pôles via la circulation des masses d’air.

Attention ! A ne pas confondre avec l’ozone troposphérique, induit en grande partie par la circulation automobile et qui irrite notamment les yeux et les voies respiratoires.

Notre manteau protecteur

La couche d’ozone est indispensable à la vie sur Terre. Pourquoi ? Principalement parce qu’elle retient 99% des rayons ultra-violets du soleil, responsables des cancers de la peau, de brûlures oculaires et de l’affaiblissement généralisé du système immunitaire… En effet, sans cette action filtrante, les rayons UV-B pénétreraient librement l’atmosphère en masse. Or ces derniers altèrent l’ADN et s’avèrent à ce titre fortement mutagènes sur les plantes et les animaux. Mais alors comment retient-elle les rayons ? C’est très simple !  Pour pouvoir se séparer et se reformer (phénomènes expliqués plus haut), les molécules de dioxygène absorbent l’énergie des rayons ! De plus, elle joue un rôle déterminant dans la température de l’atmosphère terrestre car elle absorbe la chaleur des UV et permet ainsi le réchauffement de la stratosphère.

Le trou dans la couche d’ozone : ça ne date pas d’hier !

Le 15 mars 1988, la NASA diffuse un rapport mené par une centaine de chercheurs dans le monde : la concentration en ozone stratosphérique a diminué en moyenne de 1,7 à 3% dans l’hémisphère nord entre 1969 et 1986. C’est ce qu’on a appelé : « le trou dans la couche d’ozone ». De surcroît, le rayonnement moyen mondial des UV-B au niveau de la surface terrestre s’est élevé de 10 % entre 1986 et 1996.

D’où vient cette diminution ? Principalement de gaz, appelés ChloroFluoroCarbures (CFC), qui furent largement utilisés dans les années 80 et dont les composants détruisent les molécules responsables de la couche d’ozone. Mais comme ces molécules chimiques introduites par les activités humaines persistent longtemps, leurs actions néfastes ne furent découvertes que longtemps après leur émission.  En effet, une molécule de CFC met environ 25 ans avant d’atteindre la stratosphère !

Un exemple ? En octobre 2006, année record, la ville argentine d’Ushaïa (à l’extrémité de l’Amérique du Sud et à proximité de l’Antarctique) a été victime du trou d’ozone : ses habitants ne pouvaient pas sortir sans se couvrir le corps, sous peine d’être irradiés.



Quand la planète est menacée…

Face à ce phénomène planétaire d’une extrême gravité, les pays industrialisés ont adopté un traité international : le protocole de Montréal, le 16 septembre 1987. Il prévoyait de réduire la production de CFC de moitié pour l’an 2000 et est entré en vigueur en 1989. Cependant, avec l’urgence du problème et la gravité de ses conséquences, il est décidé en 1990, l’arrêt total de la production de CFC pour l’an 2000. Ils sont alors progressivement remplacés par d’autres gaz moins nocifs comme les HydroChloroFluoroCarbures (HCFC ) et les HydroFluoroCarbures (HFC). Pour autant, l’abandon de toute substance chlorée et fluorée devra s’échelonner jusqu’en 2030. L’adoption rapide du protocole de Montréal et la mobilisation unanime des pays producteurs de CFC est sans doute l’exemple le plus encourageant de la capacité des sociétés à se mobiliser contre une atteinte grave à la vie. Mais la question qui se pose est : faut-il vraiment attendre d’en arriver là pour réagir ?

Un avenir incertain, mais une lueur d’espoir !

La situation s’est-elle améliorée ? Eh bien oui ! Les scientifiques affirment que l’arrêt de la production et de l’emploi des substances attaquant la couche d’ozone a des conséquences bénéfiques réelles. Ainsi, au cours de la dernière décennie, la couche d’ozone de l’Arctique et de l’Antarctique ne s’est plus réduite, et dans le secteur des pôles, on en est revenu à la situation semblable à celle qui prévalait avant 1980. Mais il faut du temps ! Un rapport d’évaluation scientifique publié en août 2006 par l’Organisation météorologique mondiale et le Programme des Nations Unies pour l’environnement indique que « la couche d’ozone située au-dessus des latitudes moyennes devrait se reconstituer d’ici à 2049 ». Enfin, au-dessus de l’Antarctique, la reconstitution de la couche d’ozone ne devrait pas intervenir avant 2065.

Sources : Notre-planet.info, Rfi.fr, Magazine-avantages.fr, Actu-environnement.com, Techno-science.net, Ecolocaro.fr

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