Dico Ecolo : la compensation carbone

Vous avez sûrement déjà entendu parler de la « compensation carbone », mais savez-vous exactement de quoi il s’agit ? NEOPLANETE vous propose un petit guide pratique afin de connaître réellement les enjeux et les limites de cette nouvelle action en faveur de l’environnement.

Le saviez-vous ? Un Français émet en moyenne huit tonnes de CO2 par an (source : ADEME). Pas de quoi se réjouir… Désormais, il vous est possible de compenser cette pollution en finançant des projets environnementaux. Le principe de la compensation carbone est simple : le volume de gaz néfaste que vous délivrez à un endroit, peut-être réduit, capté ou séquestré dans un autre à l’aide d’une action que vous aurez contribué à financer.

Un exemple ? Vous partez en voyage en prenant l’avion. Votre vol Paris/New-York, aller/retour, émettra 2,5 tonnes de CO2. Vous culpabilisez et là vous décidez de soutenir financièrement un projet : la somme que vous verserez, calculée à partir du volume de gaz émis (sorte de convertisseur carbone-euro), permettra de retenir 2,5 tonnes de CO2 à l’endroit où le projet est mené. Ces actions portent généralement sur l’efficacité énergétique, la production d’énergie renouvelable ou encore la reforestation.

Une idée qui relève du génie ? C’est vrai, mais cette action comporte toutefois des limites et des risques. Tout d’abord, il ne faut évidemment pas considérer cette action comme un « permis de polluer » et se dire « Je peux polluer comme je veux, puisque je vais compenser ». Non car le but à long terme n’est pas de compenser mais bien de REDUIRE.

Les scientifiques, quant à eux, émettent une objection sur la reforestation comme moyen de compensation car un arbre va certes fixer du CO2 mais il finira tôt ou tard par brûler ou se décompenser restituant ainsi le carbone emmagasiné.

Avant d’envisager de faire un don, lisez l’avertissement émis par l’ADEME : http://www.compensationco2.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=21238&m=3&catid=21252

Où faire votre don ? Voici  quelques structures, réputées les plus sérieuses, parmi tant d’autres :

–          CO2 solidaire (GERES) : Les programmes de développement soutenus sont mis en œuvre dans les pays du Sud depuis plus de 30 ans pour réduire la précarité des populations les plus vulnérables face aux changements climatiques. Ils sont basés sur l’accès à l’énergie et visent des bénéfices environnementaux, sociaux et économiques.

–          Action Carbone : Ils financent des projets d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables, portés par des ONG dans les pays du Sud, pour lutter contre le changement climatique. Au-delà de la dimension carbone, les projets soutenus par le programme Action Carbone associent systématiquement des bénéfices environnementaux, économiques et sociaux pour les populations locales : amélioration de la qualité de vie ou du pouvoir d’achat, créations d’emplois… dans une démarche transversale de développement durable.

–          Climat Mundi : Ils financent des projets d’économies d’énergie et de production d’énergie renouvelable. Les projets sont sélectionnés selon les méthodologies de calcul établies dans le cadre de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.  
Une fois le projet réalisé, les réductions de CO2 effectivement générées sont vérifiées par des organismes indépendants.

Enfin, il existe des moyens plus simples d’agir pour la planète. Exemple ? La fondation Yves Rocher vous propose de planter des arbres, dans le pays de votre choix : vous décidez du montant en sachant que l’arbre est à 50 centimes. Une bonne action en cette année internationale de la forêt. La preuve en vidéo : http://www.neo-planete.com/2011/01/12/reportage-video-plantez-un-arbre-en-thailande/

Des outils pour calculer votre empreinte carbone ?  http://www.neo-planete.com/2010/08/31/calculez-vos-emissions-de-co2-en-ligne/


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