Prenez « Les Routes du Miel » !

Où que vous alliez dans le monde, l’abeille est l’une des compagnes de l’être humain, et cela fait des millénaires que ça dure. Qu’il soit cueilleur, éleveur ou voleur, l’homme s’échine partout à l’apprivoiser pour lui soustraire son élixir dont il raffole. Aujourd’hui, on semble tomber des nues en découvrant le rôle déterminant de l’abeille dans la propagation de la vie. Mais l’approche des us et coutumes qui l’entourent est un voyage des plus passionnant.

Dans le livre Les Routes du Miel, Eric Tourneret, photojournaliste depuis vingt ans, nous offre ses notes de voyages, écrites avec Sylla de Saint Pierre. Il partage également ses clichés les plus étonnants, réalisés dans 25 pays depuis une dizaine d’années. A travers ses photographies, le reporter nous apprend aussi que les abeilles ne sont pas les seules à produire du miel. Une espèce de fourmis, les pot-de-miel, fabrique elle aussi son propre nectar. 

L’ouvrage sera en librairie le 17 septembre et l’exposition des photos sur les grilles du Jardin du Luxembourg débute le 19 septembre. On y sera ! Et vous ?

© Eric Tourneret

Congo : « Les Pygmées sont des athlètes de la forêt, qui réalisent chaque jour des prouesses pour récolter le miel. En équilibre sur le tronc, entouré d’abeilles en colère, le chasseur plonge sa main dans le nid pour récolter les galettes. L’importance du miel dans la culture Mbendjélé fait fi de la peur. »

© Eric Tourneret

Inde : « Then Mari récolte sur la grande falaise, nid après nid. L’abeille géante asiatique, l’Apis dorsata, est une espèce grégaire qui se rassemble en plusieurs colonies sur un même site, solidaires dans l’attaque lorsqu’un prédateur les menace. Plus de soixante-cinq colonies cohabitent sur la falaise. »

© Eric Tourneret

Australie : « Dans les Blue Mountains, à l’ouest de Sydney, Tim Malfroy montre un cadre de ruche Warré, de plus petite taille que les ruches Dadant, plus usuelles. Les abeilles y construisent elles-mêmes les rayons de cire, formant ici une chaîne cirière. Cette apiculture permet de travailler avec une cire pure et originelle. Un moyen d’éviter toute pollution par les pesticides. »

© Eric Tourneret

Australie : « Les travailleuses toilettent les fourmis « pot-de-miel » accrochées avec leurs pattes avant au plafond et à la paroi de leur chambre. Après les soins, la fourmi toiletteuse caresse de ses antennes la tête de sa sœur « réservoir ». Celle-ci ouvre alors ses mandibules et laisse sortir une goutte de miellat. Elles reçoivent aussi la visite d’autres ouvrières venues se nourrir par trophallaxie ». Ce miel est recherché par des peuples locaux. Les aborigènes n’hésitent pas à creuser le sol pour dénicher leur précieux nectar.

 

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Paul Brinio

Né dans le sac à dos de ses parents, cet aspirant journaliste tombe rapidement amoureux de la radio. Après avoir traîné sa barbe et ses cheveux à RFI Bruxelles et dans des rédactions locales, il termine sa formation de journaliste, rejoint l'équipe de Néoplanète en 2015 et continu ses études de géopolitique dans un souci de conquête mondiale.