Les orchidées, reines de la séduction

Voici un livre que les amoureux des plantes vont adorer. 64 portraits d’orchidées, pour l’essentiel sauvages, photographiées en gros plan, sur fond noir et de face, mettent en avant l’incroyable beauté, la diversité et la perfection de ces végétaux. Chaque portrait de Thomas Balaÿ est accompagné d’une information botanique, anecdotique ou historique, racontée par Frédéric Pautz, directeur du Jardin botanique de Lyon. L’ouvrage Orchidées est à retrouver aux Éditions Ulmer. La préface a été signée par le botaniste et biologiste Francis Hallé.

Anguloa virginalis (C) Thomas Balaÿ

<< Comme toutes les autres espèces du genre, cette orchidée vit à moyenne altitude, dans les forêts caducifoliées humides subtropicales d’Amérique du Sud. C’est un petit genre, d’un peu plus d’une dizaine d’espèces. Anguloa virginalis est l’une des représentantes aux fleurs les plus petites. On l’appelle souvent « orchidée tulipe », allusion à la coupe qui forment les pétales, légèrement repliés sur eux-mêmes. Le labelle, très mobile, est une des autres caractéristiques des plantes de ce genre. Ce dernier a été défini en 1794 par les botanistes Ruiz et Pavon, en rendant hommage à Francisco de Angulo, qui fut directeur des mines du Pérou à la fin du XVIIIème siècle >>.

Maxillaria luteograndiflora (C) Thomas Balaÿ

<< Cette orchidée très parfumée vit en Amérique Centrale dans les forêts tropicales et subtropicales. La structure florale permet de distinguer clairement les trois sépales colorés, insérés à l’arrière de la fleur, les deux pétales latéraux et le troisième pétale transformé en un labelle pourpre et bien distinct des autres pièces du périanthe. Le gynostème, portant les organes reproducteurs mâles et femelles, est bien visible au centre de la fleur >>.

Disa "Menez Tan" (C) Thomas Balaÿ

<< Les Disa sont des orchidées terrestres originaires, pour la très majorité d’entre elles, d’Afrique du Sud ou d’Afrique australe. La fleur de Disa ne laisse pas indifférent : superbe, délicate, ses couleurs sont vives et très lumineuses. Il en existe aujourd’hui de très nombreux hybrides, allant du rose au rouge en passant par l’orange plus ou moins intense et même le jaune pâle. La plupart de ces hybrides, obtenus au cours des 30 dernières, trouve Disa uniflora comme géniteur principal. Cette espèce est endémique du Cap de Bonne Espérance, où la plante est à la fois l’emblème de la région et une plante inscrite sur la liste rouge des plantes menacées de disparition >>.

Pleione "Versailles" (C) Thomas Balaÿ

<< La très grande majorité des orchidées se trouve entre les tropiques Nord et Sud, et plus des deux tiers des orchidées vivent accrochées sur les branches des arbres. Ces dernières sont appelées épiphytes et ne nuisent en rien à la croissance et au développement des arbres qui leur servent juste de support. Les autres espèces sont des plantes terrestres, vivant dans le sol ou sur les rochers (lithophytes). C’est à ces deux groupes qu’appartient la totalité des orchidées vivant en régions tempérées et froides. On trouve également quelques très rares espèces, comme des Habenaria, qui se comportent comme des plantes semi-aquatiques >>.

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Paul Brinio

Né dans le sac à dos de ses parents, cet aspirant journaliste tombe rapidement amoureux de la radio. Après avoir traîné sa barbe et ses cheveux à RFI Bruxelles et dans des rédactions locales, il termine sa formation de journaliste, rejoint l'équipe de Néoplanète en 2015 et continu ses études de géopolitique dans un souci de conquête mondiale.