Environnement : quelle photo préférez-vous ?

Les résultats du concours du photographe environnemental de l’année, organisé par la Chartered Institution of Water and Environmental Management (CIWEM), seront dévoilés ce 25 juin. En attendant, voici un sélection des photos en lice.

Chaque année, la CIWEM organise un concours mondial de photographies de l’environnement. 111 photos ont été sélectionnées parmi plus d’une dizaine de milliers de travaux. Elles sont exposées jusqu’au 10 juillet à la Royal Geographic Society à Londres. Les résultats du concours seront quant à eux divulgués le 25 juin. Créé en 2007, ce concours est ouvert aux amateurs comme aux professionnels. Les photographies doivent montrer les enjeux environnementaux sur la société. Les juges feront particulièrement attention à la qualité des compositions, à l’originalité et au niveau technique du photographe.

Hoang Long Ly, "Fishing net checking", Vietnam 2014

Des pêcheurs vérifient leurs filets au Vietnam. L’économie maritime est l’un des secteurs économiques les plus solides du pays. Elle devrait atteindre 53 à 55% du PIB d’ici 2020, soit 60% du chiffre d’affaires à l’exportation.

Simon Norfolk, "Glacier 1987", Mont Kenya 2014

Le changement climatique et la fonte du glacier Lewis (Mont Kenya). Les flammes délimitent l’emplacement du Glacier Lewis en 1987. Il a reculé d’environ 120m depuis.

Kazi Riasat Alve, "Collecting crabs", Satkhira 2014

Cet homme soutient sa famille par la collecte de crabes. Le cyclone Aila, qui a frappé la côte ouest du Bengale le 25 mai 2009, a dévasté le Bengale occidental et les côtes du Bangladesh. Les terres se sont gorgées d’eau à fort taux de salinité et ne sont plus cultivables.

Jashim Salam, "Life in tidal flood 3", Chittagong, Bangladesh 2014

Une famille regarde la télévision et attend que l’eau recule lors d’une inondation dans Chittagong, au Bangladesh. Ces dernières années, l’eau est montée de manière significative, entraînant de fréquentes inondations des zones résidentielles et commerciales.

HayriKodal, "Berber 2", Turquie 2011

Un salon de coiffure solitaire à Konya, en Turquie. Konya est une ville universitaire animée et plein essor économique. Mais cette photo expose une vérité bien différente.

Luca Catalano Gonzaga, "The Devil’s gold", Indonesie 2014

A l’intérieur du volcan Kawah Ijen, à l’Est de Java en Indonésie, les mineurs sont à la recherche de « l’or du diable», autrement dit, de soufre. Ipan, 27 ans, mineur depuis dix ans, cherche des dalles de soufre sous les fumées toxiques.

Eduardo Leal, "Plastic tree #20", Bolivie 2014

Les sacs en plastique font partie du paysage dans l’Altiplano bolivien. Leur accumulation déteriore les paysages et les sols agricoles, et provoque même la mort d’animaux domestiques et sauvages.

Rizal de Cayanan, "Sandstorm in the city", Kuwait 2011

Le 25 mars 2011, une tempête de sable déferle sur plusieurs zones du Koweït. L’aéroport international a dû fermer à cause de le tempête. Dans certaines régions, il y avait tellement de poussière que la visibilté était réduite à zéro.

Carlos Ayesta and Guillaume Bression, "Retrace our steps", Fukushima 2014

Cette photo a été mise en scène dans un supermarché abandonné de la ville de Namie, située à l’intérieur de la zone interdite de Fukushima où rien n’a changé depuis la catastrophe. Les photographes ont demandé aux anciens résidents de la région de se joindre à eux. L’idée était de combiner le banal et l’insolite.

Petrut Calinescu, "Beauty Salon", Lagos, Nigeria 2014

Deux jeunes femmes vêtues de pourpre et tenant des mèches de cheveux tissées, se tiennent à la porte d’un salon de beauté et de coiffure au bord de l’eau à Makoko (Nigeria). Elles sont généralement très occupées le dimanche, lorsque les femmes de la communauté locale viennent se préparer pour aller à l’église.

Glyn Thomas, "The abandoned village of Geamana", Roumanie 2014

Une image du village abandonné de Geamana situé dans les montagnes d’Apuseni, en Roumanie. Il a délibérément été déserté et inondé pour former un bassin de résidus d’une vaste mine de cuivre voisine, entrainant l’évacuation de 400 familles. Les derniers rescapés sont le clocher de l’église et quelques maisons, à moitié engloutis dans la boue contaminée.

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone

Victoria Putz

Née dans la petite bourgade tranquille de Saint-Cloud, Victoria a vite aspiré aux voyages. Étudiante en journalisme et disciple de la presse écrite, elle roule sa bosse entre web magazines spirituels, culturels et généralistes. Après avoir passé deux mois à l’hebdomadaire TelQuel dans la très animée Casablanca au Maroc, elle entre à Néoplanète pour assouvir sa soif de culture environnementale.