Développement durable, mon coiffeur s’engage

Vous en avez assez des teintures chimiques ? Vous pestez contre les coiffeurs qui gaspillent l’eau et mettent la clim’ à fond ? Poussez donc la porte des salons portant le label « Développement durable, mon coiffeur s’engage ». On y respire une brise verte bien agréable.


Pour que les entreprises engagées soient identifiées, il leur fallait une reconnaissance, un signe distinctif » explique Pierre Martin, président de la Fédération nationale de la coiffure. D’où la création du label « Développement durable, mon coiffeur s’engage ».

L’attribution de cette certification repose sur cinq critères principaux : optimiser les achats de matériel et de fournitures pour réduire l’empreinte environnementale, développer des pratiques plus économes en ressource, assurer l’assainissement et l’amélioration de la qualité de l’air dans le salon, adopter des principes d’hygiène et de nettoyage appropriés, développer des pratiques qui garantissent la santé, la sécurité et le confort des collaborateurs, ainsi que préserver la santé et le bien-être des clients.

Des étoiles définissent le niveau de performance du salon qui est labellisé pour trois ans par un bureau indépendant. À l’issue de chaque période, une nouvelle évaluation est réalisée en vue de passer au niveau supérieur en fonction de l’amélioration des pratiques. Au 1er novembre dernier, 50 salons étaient déjà certifiés, et plus de 600 demandes à l’étude, sur les 50 000 salons de coiffure implantés en France. Liste des salons certifiés sur www.coiffurenet.com

La consommation des coiffeurs en cinq chiffres.

600 000 MWh, c’est la consommation énergétique des salons en France par an, ce qui équivaut à la consommation énergétique de 18 000 habitants
80 % de la demande énergétique dans un salon est liée aux sèche-cheveux et au chauffage.
8 millions de m3 : c’est la consommation d’eau des salons en France par an, soit l’équivalent de 6 500 piscines municipales.
55 : c’est le nombre de litres d’eau rejetés par jour pour les shampooings.
60 bennes : c’est ce qu’un salon moyen produit en déchets par an.

Si l’ensemble des coiffeurs français mettaient en place dans leur salon…

Des ampoules basses consommation.
Le remplacement de la moitié des sèche-cheveux ou casques à 1500 W, ou plus, par des 1 000 W
Le détartrage des ballons d’eau chaude.
Le remplacement d’un climatiseur ancien, ou très énergivore, par un climatiseur de classe A.
L’entretien de la chaudière.

… Un économie de 16 000 MWh, soit l’éclairage annuel d’une ville d’un million et demi d’habitants.

Source : Ernst & Young / Les Institutions de la coiffure.

Cet article est extrait du numéro 17 de NEOPLANETE.

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