Oiseaux :

Deux Gypaètes barbus découvrent la liberté

Deux jeunes gypaètes barbus ont découvert la liberté la semaine dernière sous les yeux ébahis d’une assemblée on ne peut plus hétérogène. C’est à Meyrueis, sur le territoire du Parc national des Cévennes, que la LPO a relâché les deux spécimens.

La LPO présente Cayla et Aigoula à l’assemblée venue observer le lâcher / © Bruno Berthémy-LPO GC-24 mai 2016

L’association a rassemblé le 24 mai des élèves de 6ème des collèges alentours, des élus du territoire, les représentants des partenaires institutionnels et financiers du programme de réintroduction, les habitants ainsi que quelques observateurs curieux, parfois venus de loin. Le centre d’élevage de Guadalentin (Andalousie, Espagne) leur a présenté Cayla et Aigoula, deux jeunes femelles Gypaètes, âgées respectivement de 97 et 90 jours. Ils les ont ensuite installés dans une aspérité de la falaise du Causse Méjean, un peu plus loin. Comme nous le racontait Laurent Simon, le soigneur du Parc des Oiseaux que nous avions rencontré, les deux individus seront attentivement surveillés par une équipe de spécialistes de la LPO pendant quelques semaines. Ensuite, elles prendront enfin leur envol pour étendre leurs larges ailes au dessus du Massif central.

La LPO réintroduit deux femelles gypaètes dans le Massif central / © Bruno Berthémy-LPO GC-24 mai 2016

Un programme de réinsertion global

Le programme de financement Européen LIFE GYPCONNECT a permis quatre autres lâchers de gypaètes par le passé. Ces deux demoiselles sont les dixième et onzième individus à être réintroduits dans les Grands Causses depuis 2012. L’objectif est de préserver la biodiversité de l’espèce en recréant un noyau de population dans cette zone. Cela favorisera ensuite les échanges génétiques entre les espèces des Alpes et celles de Pyrénées.

Afin d’assurer la quiétude des oiseaux et de garantir la réussite de l’opération, il n’est malheureusement pas possible de se rendre sur le site de lâcher. Cependant, depuis le 28 mai, il est possible d’observer les deux jeunes stars depuis un point d’observation situé au camping « La cascade » à Salvinsac, sur la commune de Meyrueis.

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Léo Arguillère

Journaliste Multimédia et occasionnellement musicien et acrobate urbain. Proche de la nature tel un hippie sauvage, et déjà concerné par les questions de bien-être et de santé, c’est après avoir vu le film Demain de Cyril Dion et Mélanie Laurent que Léo s’est engagé dans l’écologie. Ce documentaire l’a convaincu que le combat n’était pas vain, qu’il y avait encore de l’espoir et qu’il fallait se battre pour montrer au monde les solutions qui existent.