Descendre l’Amazone, l’objectif fou d’un jeune Français

Sera-t-il à la hauteur du défi qu’il s’est fixé ? Paul-Henri, 27 ans, ex courtier, a décidé de partir à la rencontre des populations riveraines de l’Amazone en descendant le fleuve, avec deux comparses. 6500 kilomètres séparent la source de l’embouchure, l’équivalent de 10 trajets Paris-Montauban.

Le jeune Pas-de-Calaisien n’en est pas à sa première aventure. En 2009, il plaque les marchés financiers pour un tour du monde, en Solex, en compagnie de sa sœur. Quatorze mois plus tard, il reviendra avec un documentaire et plein de beaux souvenirs, notamment celui de la rencontre avec les populations riveraines du Mékong.

Paul-Henri s’intéresse alors aux populations fluviales et entreprend des recherches qui le mèneront en Amérique du Sud. Il entend alors parler d’Yvan Hurtado, un jeune retraité originaire de Narbonne, qui a parcouru, en 2007, quelques 3000km pour descendre une partie de l’Amazone avec un cousin à ses côtés. De cette aventure, le Narbonnais tirera un documentaire de  52 minutes, mais aussi, quelques années plus tard, la rencontre avec Paul-Henri qui l’embarquera dans sa folle expédition en radeau sur le fleuve de l’Amazone. A ce duo, s’ajoute Charles-Antoine, 22 ans, responsable de séjours de vacances pour adultes porteurs de handicaps.  C’est donc à trois qu’ils descendront le fleuve.











Paul-Henri a baptisé son expédition « Ojectif Amazone ». Une aventure qui se veut humaine, à la croisé des regards entre un jeune homme de la génération Y, né avec les nouvelles technologies, et un papy boomer de 66 ans. Mais c’est aussi une découverte sociologique, à la rencontre des populations d’Amérique du Sud. « De sa source à l’embouchure on perçoit le chemin prit par notre civilisation. Des cabanes perdues sur les hauteurs aux technopoles ultra-modernes du delta amazonien, c’est toute une évolution humaine qui transparait », peut-on lire sur le site.

Une aventure qui mérite une certaine organisation : « Huit mois ont été nécessaires pour la préparation logistique et financière », nous explique Paul-Henri, déjà sur place.

Et d’un point de vue physique, comment compte-t-il arriver au bout de cette aventure ? « Nous sommes un minimum sportifs, nos muscles se feront au fur et à mesure de la marche, confie Paul-Henri. Notre plus gros obstacle sera les moustiques ! On les appelle les pirates de l’Amazone. Outre la gène qu’ils provoquent, leur plus grand danger reste le paludisme qu’ils peuvent transmettre ».

Tout au long des neufs mois de cette aventure, des épisodes vidéo de 6 minutes seront diffusés sur le site Internet d’Objectif Amazone, à deux semaines d’intervalle.

Photos:
Joseph A Ferris III et Pierre Pouliquin

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Après des études de journalisme à Paris et Dublin, Julie s'est lancée comme correspondante pour des sites d'informations québécois, couvrant l'actualité française. En 2013, elle revient sur les bancs de Néoplanète, qu'elle avait déjà arpentés quelques années plus tôt. En parallèle, elle cultive son blog, consacré au voyage.