Des nouvelles du projet Esperanto !

esperanto-thumbnailL’association Projet Esperanto a quitté la France le 25 août pour un Tour de l’Atlantique nord en voilier avec pour objectif de sensibiliser par l’image les jeunes de 8 à 10 ans aux problèmes environnementaux liés aux ressources en eau.

Lire notre article sur le projet Esperanto : http://www.neo-planete.com/2009/09/09/le-projet-esperanto/

Néoplanète les suit dans leur formidable aventure… Vous aurez régulièrement de leurs nouvelles : bonne lecture  !

Le 1er épisode : http://www.neo-planete.com/2009/09/23/des-nouvelles-du-projet-esperanto/

Au Maroc depuis 5 semaines, le voilier Projet Esperanto s’apprête aujourd’hui à quitter le port de pêche d’Essaouira ! L’étape marocaine a été un franc succès : les parties fiction et documentaire sont dans la boîte et recèlent d’excellents moments…  Fière de cette seconde étape, l’équipe est déjà pressée de poser le pied au Sénégal !

Après la fin de tournage, quelques habitants de Diabat se retrouvent sur le voilier autour d’un pot de remerciement !

Parce qu’ils ont participé ou nous ont simplement aidé pour les tournages de la fiction et du documentaire, l’équipage a reçu certains habitants clefs de Diabat comme Halima – responsable de l’association des parents d’élèves, Aïcha – institutrice, Abdelali – professeur de la classe de 6ème/5ème avec laquelle nous avons travaillé et Mohammed – Directeur de l’école de Diabat à venir découvrir notre voilier !
Pour la plupart d’entre d’eux, c’était la toute première fois qu’ils montaient à bord d’un catamaran, le ressac du port créant des secousses, les visages étaient quelque peu crispés la première demi-heure !
Une fois rassurés, les invités se sont détendus et ça a été l’occasion, tous ensemble, de se raconter les anecdotes de notre collaboration.
Intense, celle-ci a été l’occasion de travailler avec ces personnes, toutes exceptionnelles, dévouées au projet et qui, nous l’espérons sincèrement, recroiserons notre chemin.

RachidRachid ou l’Esperanto marocain
Plus petit que ses copains de classe, souvent raillé pour cette raison, Rachid, discret, s’est révélé être un élève détonnant !

Comme voulant prendre une revanche sur ses quelques centimètres en moins, il se montra lors du casting, vif, intelligent, et drôle, classant son jeu d’acteur dans les meilleurs.
Avec une voix grave contrastant avec son visage enfantin, son français fluide et son regard pénétrant, il a rapidement conquis les 3 filles de l’équipage!
Et c’est tout naturellement qu’il s’est vu attribué le lourd rôle d’Esperanto.
Car c’est notamment son quotidien que nous avons filmé dans le documentaire, sa famille, une des plus pauvres de Diabat, ses amis, ses habitudes ainsi que tout un périple autour de lieux de préservation de l’eau.

Acteurs en herbeLes acteurs en herbe marocains du Monde selon Esperanto viennent de l’école de Diabat

Surplombant l’embouchure d’Oued Qsob, Diabat fût dans les années 70 un haut lieu de rencontres.
En effet, ce village a été l’une des 3 capitales choisies par les hippies pour leurs rencontres annuelles lors desquelles Jimi Hendrix, Cat Stevens ou encore Rod Stewart y ont séjourné…
Aujourd’hui plus paisible, Diabat est rythmée par le retour des pêcheurs, l’appel du muezzin, et les trajets quotidiens vers le robinet municipal…
Comme un grand nombre de douars, Diabat n’est pas totalement équipée en eau courante, nombre de ses habitants récupèrent encore l’eau avec des bidons pour cuisiner, laver…
C’est donc après de longues recherches d’établissements scolaires autour d’Essaouira, que nous avons opté pour cette école d’une 50aine d’enfants.
D’abord séduits par le dynamisme de la classe de 5ème, leur maîtrise de la langue française et leurs visages rieurs, nous avons ensuite, lors de castings, décelé notre Esperanto, ses amis Gléo et Juno, Ambala le sorcier, le Grand Sage du Peuple du Désert…
Rôles respectivement répartis entre Rachid, Zaccaria, Khadija, Ashraf, Younes mais aussi Amina, Amal, Ali, Zouar, Omar, Hussein, Fatima dans les rôles de gardes, danseuses et marchand maléfique.

KhadijaFOCUS SUR Khadija Bikerouane de l’association AFOULKI*

Brillante, Khadija, à 31 ans, est présidente d’AFOULKI, et ce, dès sa création en 2004.
Institutrice à l’école du Service scolaire de Smimou, Khadija a souhaité créer l’association pour améliorer l’éducation des enfants.
Elle occupe donc aujourd’hui son temps libre à organiser leurs différentes missions: rénover les écoles, installer l’eau, organiser les assemblées générales…
Avec une 30aine de bénévoles locaux, ce groupement comptabilise aujourd’hui 12 écoles réaménagées dans la région d’Essaouira comme celles de Lhrarta, Tagragra, Mohammed Zerktouni….
Avec de plus en plus de donateurs français, une seconde antenne, dont le siège est à Bordeaux, a été créée en 2006.
Christian Cursol, Président, revient souvent à Essaouira.
Ensemble, ils participent au bon fonctionnement des chantiers, veillant ainsi à ce que les enfants réintègrent une école salubre et rafraîchie !
Et c’est parce que Projet Esperanto œuvre aussi à l’éducation des enfants que Khadija a souhaité nous soutenir et nous offrir leur savoir faire en matière de réhabilitation d’établissements scolaires.
Populaires à Essaouira, cette association a malheureusement encore de nombreux chantiers à réaliser.
Que leur souhaiter pour la fin 2009 ?
Que leur projet d’une antenne allemande voit enfin le jour et qu’elle contribue ainsi à augmenter le nombre de bénévoles au-delà des frontières marocaines.

*Cette association a pour but d’aider les populations de la province d’Essaouira en matière d’éducation, de santé et d’environnement.

à suivre … !

Pour plus d’infos en attendant la suite, rendez-vous sur www.projet-esperanto.fr

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone

Tout juste diplômée en lettres et communication, Alexandrine fait ses débuts de journaliste au sein de la rédaction de NEOPLANETE. Elle s'occupe aujourd'hui principalement du contenu du site internet.