Des livres imagés en relief pour les enfants malvoyants

Un livre d’images pour malvoyants ? C’est l’idée de Philippe Claudet, ex-instituteur pour déficients visuels à Dijon, qui, en 1993, fait le constat qu’aucun livre tactile et illustré pour ces enfants n’existe. Désirant réparer cette « injustice », il crée sa maison d’édition, Les doigts qui rêvent.

Par Margot Cordonnier

A gauche, l’histoire est en braille. A droite, une image en relief faite de feutrine, de papier de verre ou de velours illustre les propos. « L’idée est de provoquer une sensation chez le lecteur, explique Solène Négrerie, responsable de la création, au journal Le Parisien. Pour illustrer un personnage méchant, on utilise un tissu rugueux, par exemple. » Et le concept séduit : familles, institutions spécialisées et bibliothèques commandent des titres, chacun étant diffusé à 300 exemplaires.

Il faut dire que chaque copie, réalisée par un chantier d’insertion, demande de 1 à 12 heures de main-d’œuvre. Les livres, vendus entre 50 et 60 euros, sont très coûteux à produire. C’est pour cela que Philippe Claudet cherche constamment des aides publiques et privées pour continuer à financer ses créations. Et ce, même s’il préférerait se consacrer aux autres grands défis de l’association : le développement à l’étranger ou l’animation de son centre de recherche sur l’image tactile, basé à Dijon.

 

Plus d’informations : www.ldqr.org

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