Des golfs plus green ?

© PHOTOS : MAZAGAN BEACH & GOLF BEACH - SHUTTERSTOCKPratiqué dans des sites idylliques, le golf est l’un des sports les plus polluants au monde. Surconsommation d’eau, utilisation d‘engrais, destruction d’espaces naturels… son empreinte écologique tend néanmoins à se réduire. Et ça, c’est de la balle !

A lire dans Néoplanète n° 35

 

 

CERTAINS GOLFS NE BOIVENT PLUS COMME DES TROUS

Selon le centre de recherche environnementale américain, le Worldwatch Institute, 9,5 milliards de litres d’eau seraient gaspillés chaque jour à travers le monde pour arroser les parcours ; l’équivalent des besoins quotidiens en eau de plus de 4,7 milliards d’êtres humains ! Cette eau potable ou d’irrigation est d’autant plus source de conflit lorsqu’elle est puisée dans des zones arides comme à Las Vegas, aux États-Unis.

Chez nous, les terrains de golf sont accusés d’engloutir la consommation annuelle en eau de 7 000 Français. Certains souhaitent donc reverdir leur image en cessant de recourir à l’eau potable et aux nappes phréatiques, au profit de l’eau recyclée provenant de stations d’épuration. C’est le cas à Dinard, en Bretagne, où l’eau
est issue de la station de Saint-Brieuc. Le golf Jacques Laffite Dijon Bourgogne a, quant à lui, mis en place l’arrosage automatique la nuit et n’irrigue pas les cent premiers mètres de chaque trou – presque le tiers d’un parcours. Parallèlement, des bassins de rétention ont été installés. L’hiver, ils captent l’eau qui sera réutilisée l’été. Les économies d’eau sont d’autant plus importantes dans certains pays qui comptent sur leurs golfs pour attirer les touristes.

Ainsi, au Maroc, celui du Mazagan sert d’exemple. Il a été dessiné par l’un des meilleurs golfeurs du monde, Gary Player. Ce dernier l’a conçu en tenant compte des plantes grasses, des dunes ainsi que du système d’irrigation. Mais surtout le green est recouvert d’un tapis de Platinum TE Paspalum, un gazon qui tolère l’eau saumâtre et recyclée. Idéal pour un parcours implanté en bordure de mer comme l’explique Terrance Mohamed, le directeur d’agronomie golf au sein du Mazagan Beach Resort :

Terrance Mohamed 1

Moins de handicaps pour la faune et la flore à lire page 2 !

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Emilie Villeneuve

Sa licence de journalisme en poche, elle s’envole pour la Réunion où elle arpente l’île en tant que journaliste radio au sein de RFO. Une fois revenue en métropole, Emilie se consacre à l’environnement et au bio avec Bioaddict.fr et pige également en tant que journaliste web avec DDMagazine.com. Elle intègre la rédaction de Néoplanète en avril 2011 dont elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site et de la webradio. Elle fait également partie de l'équipe de "Bougez Vert", émission diffusée sur Ushuaïa TV.