Des fleurs dépolluantes et une bactérie pour éviter la désertification

geranium-144845_640 crédit pixabayLa pollution des sols est un des problèmes majeurs causés par l’espèce humaine, mais la solution est peut-être dans la nature

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Version écrite de la chronique, collaboration Eddy Delcher

Une espèce cousine des géraniums est en ce moment utilisée pour débarrasser les sols des métaux lourds dans la ville de Graulhet, près de Toulouse. Le projet, nommé Déplassmétaux et mené en collaboration par le laboratoire Ecolab et la société Valgo, repose sur la phyto-extraction des plantes, c’est-à-dire leur capacité à tirer les métaux du sol, et l’utilisation d’une solution déminéralisante. La technique a déjà été testée en laboratoire avec des résultats concluants sur le zinc, le plomb, l’arsenic, ou encore le chrome.

Il suffit donc de planter des géraniums pour dépolluer

Ces plantes captent les métaux grâce à leurs racines qu’elles concentrent dans leurs feuilles et leurs tiges. Une fois saturées, il suffit de récolter ces géraniums pour les traiter dans une usine spécialisée. C’est facile et surtout bien plus naturel que les autres méthodes de dépollution des sols, qui consistent entre autres à injecter des produits séquestrants dans le sol ou à tamiser le sol. Et en plus, c’est plus joli ce qui ne gâte rien!

Autre solution écologique: une bactérie pour lutter contre l’avancée du désert.

Insolite mais efficace ! L’architecte suédois Magnus Larsson veut utiliser une bactérie capable de transformer le sable en grès pour solidifier les dunes afin qu’elles arrêtent de glisser et d’avancer en engloutissant progressivement sur leur passage les zones habitées. Ce système fonctionne puisque cette bactérie est déjà utilisée pour colmater des fissures dans les murs. Bien qu’il faille d’énormes quantités de bactéries pour solidifier les abords du désert, cette méthode est très économique, à seulement 8 euros le mètre cube, et pourrait donc s’avérer viable sur le long terme. Cet architecte du sable n’a donc pas un grain dans la tête mais plutôt une pépite !

La chronique « Bonne Nouvelle » de Yolaine de la Bigne sur ce sujet a été diffusée ce mardi 6 mai 2014 sur Europe 1. Retrouvez chaque jour sur Néoplanète ses chroniques « Bonne Nouvelle » et « Quelle Époque Éthique », enrichies de photos, de vidéos et de liens Internet.

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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.