Des facs de plus en plus écolo

Depuis 2009, les établissements de l’enseignement supérieur sont tenus de verdir leurs campus. Avec l’instauration du Plan Vert, établi lors du Grenelle, plusieurs facs et écoles se sont tournées vers le développement durable. Dernière en date ? La Cité internationale universitaire de Paris qui a signé, le 8 avril dernier, la Charte de développement durable des établissements et entreprises publics (CDDEP).

Un pas de plus vers le DD. En signant la CDDEP, la Cité internationale universitaire de Paris renouvelle son engagement en faveur du développement durable, engagement déjà initié lors de la signature de la Charte « CitéDurable » en 2009.A l’époque, la Cité U s’était engagée sur les principes suivants : lutte contre le réchauffement climatique, protection de l’atmosphère, de l’eau et des espaces verts, amélioration du traitement des déchets, renforcement de la démocratie, de la cohésion sociale ou encore de la solidarité.

Résultat, la Cité internationale intègre dans chaque rénovation les composantes du DD, comme avec l’installation de systèmes hydro-économes qui ont permis de réduire l’eau utilisée de 15%. Autre exemple : son parc. Cinq ruches y ont été installées et la première récolte a permis d’obtenir 40 kilos de miel ! La Cité internationale a également développé un partenariat avec le Réseau français des étudiants pour le développement durable afin de mettre en place son projet d’alimentation responsable au sein du Restaurant.

« Verdir les campus, c’est favoriser les économies d’échelles en adoptant des comportements de consommation responsables et participatifs », expliquent les membres de Fac Verte, une association qui promeut l’écologie dans l’enseignement supérieur, sur leur site. « Nous voulons faire des campus des modèles de sobriété énergétique, de soutenabilité et d’intégration sociale par l’application d’un management environnemental. »

Mais problème : les grandes écoles, en particulier celles de commerce et management, font plus souvent parties des premiers de la classe que les facs. C’est ce que souligne le guide des Campus Responsables, publié par le réseau du même nom qui cherche à fédérer les établissements autour du DD. En cause, une différence dans les programmes : si les écoles Reims Management School, l’EM GRENOBLE ou encore Sup de Co à Montpellier, proposent des formations DD, d’autres les ont intégrées aux cours obligatoires pour que tous les étudiants aient une base commune, comme à l’EM Lyon, l’EM Grenoble ou à Télécom Bretagne. En matière sociale, des campus comme HEC ont mis en place une politique forte : huit chambres pouvant accueillir des étudiants handicapés ont été créées, un médecin de garde et deux infirmières sont présents, un centre aéré s’occupe des enfants du personnel … Autre différence : la situation. Les grandes écoles sont plus souvent en centre-ville, ce qui facilite et réduit les transports. Enfin, Campus Responsables rappelle que des inégalités existent entre les facs : toutes ne recevront pas les financements prévus par l’Etat dans le cadre du plan Campus.

Un projet de labellisation pourrait également voir le jour via le « Référentiel développement durable », un outil qui permettra d’évaluer l’état d’avancement et la pertinence des actions menées dans l’établissement.

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